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    Ida Pfeiffer: voyage à Madagascar (32)

    Par une belle soirée d’été, avec leurs magnifiques cafés et leurs splendides magasins grands ouverts, avec leurs milliers de becs de gaz qui répandent autant de clarté qu’en plein jour, avec les milliers de voitures qui se croisent, avec la foule compacte de personnes qui vont et viennent sur les larges trottoirs, ou qui sont assises à des tables élégantes devant les cafés, ils offrent le coup d’œil le plus magnifique qu’on puisse se représenter.

    Les Champs-Élysées ne sont pas un endroit moins agréable. Seulement ils ne répondent plus guère à leur nom, excepté le court espace de la place de la Concorde au Rond-Point ; les arbres et les parterres disparaissent de plus en plus, pour faire place à de belles maisons et à de superbes hôtels. À l’extrémité des Champs-Élysées s’élève un des plus beaux monuments de l’architecture moderne : l’arc de l’Étoile, le colossal arc de triomphe que Napoléon le Grand fit ériger dans le style de l’arc de triomphe de Septime-Sévère, et sur lequel ses principales victoires ont été immortalisées par de magnifiques sculptures.

    Une large avenue, qui dans peu de temps sera sans doute aussi garnie de belles maisons, conduit des Champs-Élysées au bois de Boulogne. Ce bois est si célèbre que je m’attendais à voir un bois avec de grands et gros arbres, à peu près dans le genre du Prater à Vienne ou du Tiergarten à Berlin. Mais malgré son âge le bois ne s’est pas transformé en forêt ; les arbres sont restés petits et rabougris, et ce n’est qu’à grand’peine qu’on découvre par-ci par-là une petite place ombragée. C’est à l’empereur actuel, Napoléon III, que l’on doit la transformation du bois et surtout l’établissement des grandes pièces d’eau. Puisque cet homme est si heureux dans tout ce qu’il entreprend, il réussira peut-être aussi à faire grandir les arbres.

    Le jardin des Tuileries n’est pas très grand, mais il possède par compensation beaucoup de vieux arbres vénérables. Ici, comme dans tous les endroits publics de Paris, on trouve des chaises en grande quantité, mais il faut les payer ; on donne deux sous par chaise, qu’on la garde cinq minutes ou une demi-journée.

    www.bibliothequemalgache.com

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