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    Des représentants de l’Eglise catholique à Iavoloha; Andry Rajoelina : « La violence ne résout rien »

    Des représentants de l’Eglise catholique à Iavoloha; Andry Rajoelina :  « La violence ne résout rien »

    Une semaine après que la procureure générale de la Cour d’appel a annoncé un projet d’assassinat avorté le visant, le chef de l’Etat, Andry Rajoelina, s’est exprimé pour la première fois hier à Iavoloha.

    «Ce n’est pas par la violence qu’on peut résoudre les problèmes dans le pays. Cela ne fait pas partie de notre valeur», a déclaré le chef de l’Etat à la presse, à l’issue d’une rencontre avec les responsables de l’Eglise ca­tholique conduit par le cardinal Désiré Tsarahazana.
    A rappeler que la procureure générale, Berthine Ra­zafiarivony, a révélé cette tentative d’assassinat dé­jouée le 22 juillet à Anosy. Des individus avaient élaboré un plan visant l’élimination et la neutralisation d’un certain nombre de personnes, dont le chef de l’Etat, et plusieurs ressortissants étrangers et malagasy ont été interpellés dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sûreté de l’État.

    Contexte particulier

    Depuis cette annonce, le chef de l’Etat a laissé à ses lieutenants au sein de sa formation politique et d’autres chefs d’institution de s’exprimer. Pour autant, selon des sources concordantes, les réunions de haut niveau se succèdent entre les res­ponsables étatiques. Ces derniers jours, en tout cas, la situation a beaucoup évolué et dans un contexte particulièrement sensible, Andry Rajoelina a profité de la visite des responsables de l’Egli­se catholique, pour faire une déclaration porteuse de sens. Il a exprimé ses reconnaissances envers ceux qui l’ont encouragé dans cette voie.
    A l’instar des notables qui ont réagi à cette tentative d’assassinat, le président a en tout cas choisi de prôner les valeurs malagasy, à sa­voir, le principe du non-recours à la violence.
    A ce propos, lors de sa prise de parole, le numéro un de l’Eglise catholique n’a pas manqué de condamner «les intentions malveillantes visant à prendre le pouvoir par la violence». Et lui de réitérer que l’église catholique ne fait pas de la politique et ne soutient aucun candidat au poste de Pre­mier ministre et ce, contrairement à ce qui est véhiculé sur les réseaux sociaux.
    «Le rôle de l’Eglise est d’offrir un soutien spirituel ainsi que de conseiller les dirigeants sur les bonnes conduites à tenir pour ga­rantir la paix sociale et la stabilité de la Nation», a-t-il plaidé.

    J.P

    La situation politico-sociale évoquée

    A part les messages d’encouragement de la part du Vatican face à la tentative d’assassinat dont a fait l’objet le chef de l’État, la rencontre avec les représentants de l’Eglise catholique, dont des membres de la Conférence épiscopale, a également été  une occasion d’évoquer la situation socio-économique. C’est le cas notamment des sujets liées à l’inflation et la flambée des prix des produits de première nécessité, l’insécurité, l’état de délabrement des routes ou encore la corruption. Autant de sujets qui font l’objet de vifs débats et de discussion au sein de la population actuellement. Le chef de l’Etat a, par ailleurs, reconnu qu’il y a encore beaucoup à faire et des défis à relever dans le pays.  

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