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    Chronique : Omniprésence du diable

    Ce n’est pas parce que l’on dit que le diable se cache dans les détails qu’il ne se trouve pas nécessairement ailleurs, il fait feu de tout bois et s’amuse même parfois à hypnotiser le public et lui faire avaler des pilules ou glisser des suppos sans douleur et sans qu’il ne s’en rende compte. De cette méthode vicieuse comme d’autres qui ne le sont pas ou qui le sont moins, l’être humain  prend de la graine et à force de s’y entrainer certains parviennent à en avoir la maitrise et la pratiquent comme un art. De ces gens-là la société doit s’en protéger sauf à finir par avoir l’organisation sociale sans cesse perturbée par toutes sortes d’infractions. Et c’est ainsi que la société des hommes prolonge la danse du chat et de la souris en l’incessant jeu « police-voleur ». L’homme restant homme, inévitable que surviennent des cas (extrêmes ( ?) du moins on peut le souhaiter, quoique ça risquerait den’êtreque simple vœu pieux) où police s’emmêle les pinceaux et double son rôle du rôle de celui qu’il a à poursuivre : ça peut rapporter gros !Et si cette formule si juteuse venait à se répandre jusqu’à infecter au sommet, c’est tout le système qui se trouverait corrompu. Mieux ou pire, en tous cas périlleux pour la société (la nation), des petits malins, grosses légumes, se sont aménagé des niches d’impunité, les rendant intouchables sauf aux poursuites judiciaires d’oser fonctionner hors la loi.

    C’est dans ce schéma d’une « justice rendue au-dessus des lois » que se situe le problème relatif à la condamnation de Marc Ravalomanana, du moins en ce qui concerne la condamnation pénale. Tout différents sont ses malheurs ou ceux qui frappent actuellement ses entreprises. Et ce n’est pas moins effarant. Il est question de milliards et milliards. N’étant pas spécialiste en la matière on ne saurait se prononcer sur la véracité des montants de ces arriérés que les sociétés de Ravalo doivent soit à l’Etat soità des entreprises de l’Etat. Toutefois à bon droit on ne peut que se scandaliser que d’un côté que les services de l’Etat aient fait preuve de tant de tolérance et de laxisme avant de prendre les mesures utiles pour récupérer ses avoirs, et de l’autre comment un homme si fortuné et déclarant tant son patriotisme, s’est fait si peu violence pour exiger de lui-même et de ses boîtes une rectitude citoyenne.


    Léo Raz

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