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Tarif Optima: la Banque mondiale apporte plus de précisions

Tarif Optima: la Banque mondiale apporte plus de précisions

La feuille de route de la Banque mondiale pour la Jirama concerne trois points : changer la dynamique au niveau de cette société d’Etat, appliquer des tarifs équitables et mettre en place des sources de production d’électricité moins chères. Tels sont les propos de Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque mondiale à Madagascar, sur le redressement de la Jirama, notamment l’application du tarif Optima.

L’Office de régulation de l’électricité (ORE) a affiché de nouveaux tarifs pour l’électricité de la Jirama. Cette nouvelle version du tarif Optima, entrée en vigueur depuis le 4 juin, montre une hausse du prix du kilowattheure sur les tarifs confort et super-confort, contre une baisse sur le tarif économique par rapport à l’ancienne grille Optima. Des points qui ont fait l’objet de désaccord entre les têtes pensantes de la Jirama et de la Banque mondiale.
Sur ce sujet, Marie-Chantal Uwanyiligira a expliqué en marge de la signature de convention avec l’Etat malagasy, hier à Iavoloha, que ce nouveau tarif fait partie des discussions dans le secteur énergie. Les coûts de l’énergie sont assez importants à Madagascar. Selon cette diplomate, la réforme appuyée par la Banque mondiale, vise trois objectifs, à savoir changer la dynamique au niveau de cette société d’Etat, appliquer des tarifs équitables et mettre en place des sources de production d’électricité moins chères.
« Pour le premier objectif, il s’agit de changer la dynamique au niveau de la Jirama. Cela passe absolument par une gestion plus efficace de la Jirama pour qu’il n’y ait plus de coupures ou bien quand il y en a, que l’on comprenne », a-t-elle soutenu.

Modes de production

Par ailleurs, la représentante de la Banque mondiale a signifié qu’une société comme la Jirama fonctionne sur la base de ce qu’elle récolte des consommateurs, ses abonnés. « Il faut que ce système de tarification puisse au moins refléter les coûts de production. Aujourd’hui, celui de l’électricité par KWh est de 1.000 ariary. Aucun des consommateurs ne paie pourtant 1.000 ariary, nous avons tous un niveau de subvention. Mais il faut absolument s’assurer que les tarifs soient équitables. Et il faut que les prix s’ajustent au fil du temps en s’assurant que la qualité de service s’améliore », a-t-elle déclaré. « Les gens qui consomment le moins sont ceux qui reçoivent plus de subvention. Les plus petits ne doivent pas payer plus que les plus grands », a-t-elle souligné.
Le troisième point sur lequel Marie-Chantal Uwanyiligira a insisté, concerne surtout le fait que le pays puisse avoir accès à des modes de production d’électricité moins chers qu’aujourd’hui. « Nous pouvons citer le programme hydroélectrique. Ce sont des efforts que le gouvernement doit faire pour avoir des coûts rentables et permettre de protéger les plus pauvres », a-t-elle conclu.

Arh.

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