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Projet d’assassinat déjoué contre Rajoelina : des ressortissants malagasy et étrangers arrêtés

Projet d’assassinat déjoué contre Rajoelina : des ressortissants malagasy  et étrangers arrêtés

Un projet d’assassinat contre le président de la République, Andry Rajoelina, vient d’être déjoué, selon la procureure générale de la Cour d’appel, Berthine Razafiarivony, hier en début de soirée à Anosy. Elle a annoncé que plusieurs suspects, dont des ressortissants malagasy et étrangers, ont été arrêtes. Officiellement, aucun nom n’a été révélé, mais depuis hier, ceux de Paul Maillot Rafanoharana, un instructeur commando parachutiste, et de Philippe Marc François circulent sur la toile. Scenario à la haïtienne ?

L’information a fait l’effet d’une bombe, hier. Lors d’une rencontre avec la presse hier, la procureure générale de la Cour d’appel, Berthine Razafiari­vony, a révélé que des ressortissants étrangers et malagasy ont été interpellés dans le cadre d’une enquête pour atteinte à la sureté de l’Etat.
«Selon les preuves matérielles en notre possession, ces individus ont échafaudé un plan d’élimination et de neutralisation de diverses personnalités malagasy, dont le chef de l’Etat», a-t-elle souligné.
Sans donner plus de détails ni de noms, elle a assuré que le parquet général fera la lumière sur cette affaire qui intrigue au plus haut point. Mais selon nos sources bien informées, c’est grâce aux renseignements fiables fournis par les Américains que cette élimination physique a pu être déjouée. En tout cas, sur la toile, plusieurs noms circulent depuis hier, dont celui de Paul Maillot Rafa­no­harana, qui serait l’un des instigateurs de ce projet. Cet instructeur commando parachutiste de l’école des officiers de la gendarmerie française s’est installé à Mada­gascar depuis un bon mo­ment en créant Tsara First, une société écran.
Le deuxième individu appréhendé serait Philippe Marc François, également de nationalité française. C’est un colonel à la retraite qui a été à la tête du Régiment de marche au Tchad, composé près d’un millier d’hommes. Il aurait été aperçu en Côte d’Ivoire lors de l’opération de destitution de l’ancien président, Laurent Gbagbo. Il serait l’associé de Paul Maillot Rafanoharana. Les deux hommes sont des anciens militaires.
Vague d’attentats

La procureure générale a révélé que ces individus auraient préparé ce projet depuis plusieurs mois avec comme objectif de renverser le régime, d’accéder au pouvoir et de diriger la transition qui serait mise en place nécessairement après l’assassinat du chef de l’Etat.
Cette affaire est à suivre de près d’autant que ces derniers temps, plusieurs chefs d’Etat ont été la cible d’élimination physique. Récem­ment, le président haïtien, Jovenal Moïse, a été assassiné. La mort suspecte du président du Tchad, Idriss Déby Itno continue encore d’alimenter les rumeurs d’un assassinat commandité. Pas plus tard qu’avant-hier, un projet similaire, mais contrecarré, visant le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a défrayé la chronique.
Plusieurs questions restent pour le moment sans réponse. Mais à la lumière des informations fournies, tout porte à croire que les commanditaires de ces as­sas­sinats tirent les ficelles et voulaient reproduire le même scénario à Madagas­car. Les résultats de l’enquête permettront de faire la lumière sur cette affaire.

Rakoto

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