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Ida Pfeiffer: Voyage à Madagascar (25)

Indépendamment de ces chefs-d’œuvre, le musée possède encore beaucoup de superbes tableaux de Steen d’Ostade, de Rubens et d’autres.

Il est intéressant de visiter le bazar de M. de Boer. J’ai vu des établissements analogues dans d’autres grandes villes, mais il n’en est aucun qu’on puisse comparer à celui-ci. Le nombre des objets est infini, et ils sont rangés avec beaucoup d’art et de goût dans des salles spacieuses. Il y a surtout un grand choix des produits de la Chine et du Japon. Et, pour que les beautés de l’art ne fassent pas tout à fait oublier la nature, les salles sont entourées de belles serres qui, avec leurs palmiers et leurs pisangs, avec leurs cannes à sucre et leurs caféiers, rappellent au Hollandais revenu de l’Inde l’Eldorado qu’il a quitté. Enfin ce qu’on ne trouve malheureusement pas toujours dans les établissements de ce genre, chez M. de Boer, tout le monde, qu’on soit chaland ou visiteur, est traité avec la plus grande politesse.

La capitale de la Hollande possède un parc d’une merveilleuse beauté, le BooschdeLaHaye, dont la luxuriante fraîcheur, les arbres et les prés magnifiques me rappelèrent tout à fait les parcs d’Angleterre. Ce qui est charmant encore, c’est la route de La Haye à Scheveningen (quatre kilomètres). Scheveningen est un petit port habité par des pêcheurs, où beaucoup de gens de la ville vont en été pour prendre des bains de mer. La lame, dit-on, y a plus d’action qu’ailleurs. Des allées très ombragées pour les piétons, les cavaliers et les voitures conduisent jusqu’à l’entrée du petit village ; les rayons du soleil ne pénètrent pas à travers l’épais feuillage, et dans les plus chaudes journées d’été on y trouve de la fraîcheur et de l’air. Malheureusement, il n’y a guère dans le pays beaucoup de jours de véritable été, et le soleil ne s’y fait pas sentir longtemps. Je me trouvais en Hollande au mois de juin, et ce n’est tout au plus qu’au milieu du jour que j’étais forcée de quitter mon lourd manteau. Le thermomètre ne marquait le soir que six ou huit degrés Réaumur, et la nuit il devait encore descendre de quelques degrés. Il est vrai qu’on me dit que cette année était exceptionnellement froide et désagréable. Il soufflait aussi d’une manière continuelle de violents vents du nord.

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