Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : l’important, c’est le consensus

Mardi était un jour férié, chômé et payé. Il fallait faire un bel effort d’imagination pour s’en convaincre. Les commerces étaient ouverts, les marchands de rue fidèles à leur poste, comme tous les dimanches finalement. Il y a encore quelques années, le dimanche était un jour de repos officialisé et reconnu par tous. Aujourd’hui, on peut même faire ses courses dans une grande surface après le déjeuner dominical. Pournotre bien-être, le dimanche n’est plus un jour de repos largement partagé. A chacun son jour de repos et les zébus seront bien gardés.

Le mardi 20 juillet ressemblait à un dimanche comme les autres, à ceci près que, férié et payé, il n’était chômé que pour une infime minorité de travailleurs. Le mardi 20 juillet ressemblait à un dimanche, à ceci près que les élèves de troisième étaient convoqués à deux épreuves du BEPC.

En réalité, on savait très bien que ce jour férié ne pouvait pas être un dimanche. Qui donc aurait l’idée de faire plancher des élèves un dimanche, entre deux offices religieux ? Si elle semble incongrue, l’idée n’est pas nouvelle. Les étudiants des universités publiques peuvent en témoigner. Du dimanche au lundi et du lundi au dimanche, il n’y a pas de jour pour les braves qui veulent un diplôme.

C’est dire comme nous sommes habitués à la variation des symboles et des obligations.

Mardi 20 juillet, deux engagements officialisés en début d’année devaient être respectés. Ils se sont télescopés, pas pour le meilleur à l’évidence.Les musulmans ne s’opposent pas à cette décision du ministère de l’Education nationale. [!!] Les deux décisions ministérielles ont chacune leurs valeurs. Maison doit voir ce qui est prioritaire. Un enfant qui passe un examen officiel est important. Les propos d’Issa Mahavory, musulman (sic), rapportés par L’Express de Madagascar dans son édition du 17 juillet illustrent joliment le tiraillement sinon la contradiction de ceux, si nombreux chez nous, qui refusent de prendre parti.

Mardi 20 juillet, férié et payé pour tous, chômé pour quelques-uns ? Peu importe, l’important c’est le consensus.

 

KembaRanavela

Les commentaires sont fermées.