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Justice: la Cour suprême fête ses 60 ans

Justice: la Cour suprême fête ses 60 ans

La Cour suprême a commémoré ses 60 ans d’existence hier, à Anosy. L’occasion pour la juridiction de faire
la rétrospective. «C’est un exer­cice délicat puisqu’il consiste à rendre hommage à ce qui a été fait, tout en regardant vers l’avenir et ce qui reste à faire», a indiqué le procureur général près la Cour suprême, René José Randriantiana­rivelo, lors de son discours. D’après lui, 60 ans, c’est l’âge de la jeunesse pour la juridiction si d’autres instances judiciaires fêtent déjà leur centenaire. Mais c’est également «L’âge de la maturité pour cette juridiction qui a fait preuve de son importance et de son utilité au service du peuple», a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, l’amélioration du fonctionnement au sein de la Cour suprême fait partie des réalisations. «La nouvelle organisation au­près de la Cour suprême a énormément contribué à l’amélioration des relations avec les justiciables», a indiqué le ministre de la Justice, Johnny Richard Andriama­he­farivo. A noter que les jugements des dossiers causant des conflits de compétences entre deux juridictions, le règlement des juges, le respect de l’Etat de droit ou encore la décision sur les demandes de renvoi à exécution figurent parmi les attributions de la Cour suprême.

Le Conseil d’Etat débordé

Composée de la Cour de cassation, de la Cour des comptes et du Conseil d’Etat, la Cour suprême a connu quelques difficultés ces deux dernières années. «Le Conseil d’Etat est submergé par un nombre impressionnant de recours électoraux alors que la loi ne lui donne qu’un mois pour trancher», a déploré le procureur général. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le traitement des contentieux prend du temps. «La responsabilité est d’autant plus difficile compte tenu de la situation épidémique et électorale, notamment les sénatoriales», a-t-il expliqué. En effet, les textes stipulent qu’aucun recours ne peut être traité lors de la période électorale. Ce qui a ralenti le traitement des dossiers.
Malgré cela, les activités se poursuivent et la Cour suprême entend les mener à terme dans l’intérêt général. Plusieurs hautes personnalités ont honoré la cérémonie de leur présence, notamment des chefs d’institution et de gouvernement.

T.N

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