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Fonds Vert Climat et protection de l’environnement: la dernière chance pour Madagascar ?

Fonds Vert Climat et protection de l’environnement: la dernière chance pour Madagascar ?

Comment sauver Madagascar des catastrophes climatiques ? La question se fait de plus en plus pressante à mesure que les années passent. Le Sud de Madagascar qui subit la famine pourrait bien donner un avant-goût du futur de l’ensemble du pays… Le réchauffement climatique joue. Mais la région -et bientôt la Grande Île entière ?- paye aussi l’absence de politiques publiques pour l’environnement et l’absence de conscience écologique des populations locales.

Pour agir, pour reboiser, pour préserver, surveiller, traiter les déchets, amener l’eau, Madagascar ne peut pas se passer de financements comme celui du Fonds Vert Climat (FVC), rattaché à l’ONU. Un chiffre : le budget du ministère de l’Environnement malgache n’atteint que 58 milliards d’ariary (dans la loi de finance rectificative 2021, en légère baisse par rapport à loi de finance initiale), soit 13 millions d’euros. En comparaison, les projets éligibles au FVC peuvent, chacun, atteindre des dizaines ou des centaines de millions d’euros si le dossier de financement et le business plan le justifient.

Le FVC représente à ce jour le fonds climatique mondial le plus important. Le FVC vise à réaliser “le transfert de fonds des pays les plus avancés à destination des pays les plus vulnérables, afin de mettre en place des projets pour combattre les effets néfastes des changements climatiques”, déclarait l’institution dans un communiqué de mars 2021. La structure a été créée dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

Concrètement, des porteurs de projets divers peuvent prétendre à un financement, muni d’un dossier convaincant et pertinent. Le FVC concerne certains grand domaines stratégiques d’investissement : la production et l’accès à l’énergie, le transport, les bâtiments, les villes et l’industries et les équipements, les forêts et l’occupation des terres, la santé, la sécurité alimentaire et la qualité de l’eau, les moyens de subsistance des communautés, les infrastructures et constructions, les écosystèmes et services écosystémiques.

Alors, où en est Madagascar dans le processus de sélection et de déblocage des fonds ? La Grande Île se trouve encore dans la conception de ce qu’on appelle le “programme pays”. C’est ce plan qui va cadrer, rassembler et harmoniser tous les projets validés dans le cadre du FVC.

Avant cela, plusieurs étapes dans le processus ont été d’ores et déjà achevées. Depuis le début de l’année, des travaux techniques et des analyses ont été effectués par de nombreux consultants. Des consultations ont été menées au mois de mars dernier, d’une manière à faire participer les gens dans toutes les régions de Madagascar. La ministre de l’environnement, Baomiavotse Vahinala, a dirigé un atelier de consultation nationale avec la participation des 22 Gouvernorats de régions, des Directeurs régionaux de l’Environnement et du Développement Durable, des Organismes rattachés des Ministères, des institutions de recherche, du secteur privé, des ONG et des organisations de la société civile.

Parallèlement, les porteurs de projets ont soumis leurs idées aux responsables de la présélection du FVC toujours en vue de l’intégration de leur projet dans le programme pays.

Actuellement, le “programme pays” est en voie de bouclage. Une session technique a été effectuée mercredi dernier afin d’aborder les détails techniques des projets qui seront retenus. La dernière étape est la tenue d’un atelier national de validation auprès de toutes les parties prenantes.

Ensuite, les responsables locaux du FVC devront mener à bien le processus de sélection des “entités nationales accréditées”. Une vingtaine d’organismes a postulé pour être les relais locaux des fonds onusiens. Quand ces entités nationales seront mises en place, les fonds à destination de Madagascar pourront transiter à travers ces organismes et plus seulement par des institutions internationales. “On pourra donc accélérer le processus sans pour autant se précipiter”, déclare aux Nouvelles une source impliquée dans la sélection.

Pour l’heure, le portefeuille de projets et la taille de l’enveloppe totale allouée pour Madagascar demeurent inconnus.

Tiana Ramanoelina

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