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Chronique: Irresponsables en liberté

Des individus ayant perdu la raison courent les rues semant une grande frayeur à leur passage. Même si récemment l’un d’entre eux a pu tuer froidement un anonyme, en raison de leur nombre relativement faible ils ne constituent pas le premier des dangers dans le climat d’insécurité actuel. Quoique consciente de l’anormalité de la situation par la possibilité faite à des dérangés mentaux de circuler en toute liberté, la population reste zen, un dysfonctionnement de plus parmi tant d’autres dont elle supporte les conséquences. De plus auprès de qui se plaindre, de quel côté que l’on se tourne rien que des irresponsables, aussi irresponsables que ces « fous ».

Un esprit sain sait sa liberté liée à une responsabilité. Cette notion de liberté conditionnée à une responsabilité, s’est pourtant diluée au fil du temps, quand les plus hauts responsables de l’Etat se savent irresponsables et en abusent. Aussi longtemps que la juridiction spéciale devant laquelle seule ils sont justiciables, ne fonctionne dans la réalité (c’est le cas depuis que cette République est République), ces gens-là n’ont à répondre ni de leurs actes ni donc de leurs malfaisances. Ils sont même mieux protégés que les fous qui eux après avoir commis des actes répréhensibles peuvent être reconnus irresponsables mais seulement suite à une procédure de poursuite judiciaire. Ce qui n’est pas le cas des hauts responsables : quel qu’acte pendable qu’ils aient commis aucune poursuite ne peut être engagée à leur encontre tant que la Haute Cour de Justice n’assume une pleinefonction. A chacun de conclure sur les causes du retard au démarrage de cette juridiction !
Aussi l’argument basé sur l’incompétence de la juridiction  qui a prononcé la condamnation de Marc Ravalomanana semble bien tenir la route, encore faut-il que le condamnéle plaide devant une juridiction de justice. Pour ce coup-ci « s’autoproclamer » libéré d’une condamnation de justice risque de ne pas passer, même s’il argumente sur le fait d’avoir été abusé par une attitude faussement bienveillante du pouvoir. Le pouvoir est parvenu à l’endormir, jusqu’à ce qu’il risque de ne plus avoir le temps d’entreprendre la procédure adéquate. Une palinodie par enfumage d’un « enfumeur ». Là-haut au Palais, Jean qui rit pour ça, Jean qui pleure pour autre que ça ! Arrosés à tour de rôle, l’un et l’autre ne sauront toutefois accorder le ton de leurs jérémiades.


Léo Raz

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