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    Joey Aresoa: «Nous avons tous une histoire à raconter»

    Joey Aresoa: «Nous avons tous une histoire à raconter»

    L’exposition de Joey Aresoa intitulée « Velo-Misy / Nos histoires existent » vient de s’ouvrir à la Fondation H Andraharo. Pour l’occasion, cette artiste aux talents protéiformes nous invite à nous plonger dans un univers à la fois captivant et impressionnant. Interview…

    *Les Nouvelles : Votre travail constitue souvent un clin d’œil aux variantes dialectales,
    – Joey Aresoa : Je suis convaincue que nous avons tous une histoire à raconter pour apposer notre propre empreinte. J’essaie justement d’immortaliser les traces que chacun a laissées à travers les mots, et plus précisément les variantes dialectales, témoins de la richesse et de la diversité culturelle à Madagascar. Je suis moi-même originaire de la partie australe de l’île, j’ai grandi dans le Nord et j’ai élu domicile dans la ville des Mille.
    *La femme constitue-t-elle votre thème de prédilection ?
    – En tant que femme artiste peintre, j’aborde plus naturellement la gent féminine dans mon univers créatif. En effet, l’écriture de notes ou de poèmes sert de point de départ aux œuvres picturales présentées ici. Et la plupart du temps, le mot d’ordre s’articule autour des conditions de la femme malagasy.
    *Les inscriptions sur les murs de la gallérie laissent penser aux arts urbains.
    – Il faut préciser que je ne fais pas de l’art urbain. Ces nuages de mots sont la retranscription des traces que tout un chacun ont marqué dans un endroit précis. Je fais référence ici au chalet d’Ambohipotsy, sur la haute ville. Ces gribouillis, qui m’ont tout particulièrement inspirée, sont des prières, des objectifs à atteindre, des souhaits à exaucer…
    *Comment avez-vous vécu ce contexte sanitaire, sur le plan artistique ?
    – J’ai imaginé l’exposition en décembre 2020, mais c’est en mars que je me suis attelé à sa réalisation. Certes, j’ai pu m’accorder plus de temps dans ma démarche grâce à la période de confinement obligatoire, mais il faut bien avouer que ce changement de rythme m’a affecté, comme tout le monde d’ail­leurs. Sinon, la crise sanitaire n’a fait qu’accentuer notre désir et notre ambition de porter les voix de ceux qui n’en ont pas, en ces temps difficiles.

    Joachin Michaël

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