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Henry Douliot: journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (149)  

 

C’est sur une petite éminence, entre le Namela et deux de ses affluents, que nous déjeunons le 28 avril ; nous ne sommes plus qu’à deux heures de marche du village de Fatoma. Il y a là quelques centaines de bœufs et nous avons en abondance, pour quelques perles et quelques aiguilles, de grands bols de lait et de fromage.

Le soir, nous traversons l’Androtsa, l’Amboamena, le Namela, le Belalitsa, le Manahavolo, et nous stationnons au sommet du plateau de Masiakampy, près du village.

Ce plateau a une constitution géologique toute différente des autres ; au lieu de rochers de quartzite ou de mélaphyre, au lieu de grès rouge et d’argile, on ne trouve sur le sol que du sable blanc à gros grains immédiatement superposé aux formations ferrugineuses qu’on observe quelques mètres plus bas. Cette zone de sable blanc aurait, s’il faut en croire les habitants, plusieurs centaines de kilomètres du nord au sud, du Ménabé au Manambao, et à peu près quatre kilomètres de large.

Deux émissaires vont annoncer notre arrivée et reviennent nous dire que nous sommes les bienvenus. Pauvre village que celui de Fatoma, la reine du Mailaka ! Une trentaine de cases dispersées au milieu d’arbres. Quant aux habitants, je les cherche : voici cependant le Masondrano, le Joharibé, qui était à Maintirano quand nous avons fait le fatidra ; il nous introduit auprès de Fatoma. Une fois les formules d’usage prononcées, la reine m’a reçu sans façon, comme une bonne personne ; elle fait porter dans ma case du manioc, du maïs, des citrouilles, et m’annonce un bœuf pour le lendemain. Pendant ce temps, une vingtaine de personnes se sont réunies ; c’est à peu près toute la population du village. Quand Fatoma est venue à Maintirano, elle avait emmené tout son monde, car je reconnais presque toutes les figures.

Tout le gin que son Sava avait apporté a été bu ; des trois dames-jeannes de rhum, il ne reste que quelques bouteilles, mais la poudre et la toile sont encore là.

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