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Variant malagasy

Variant malagasy

Une semaine déjà, que les gens se comportent «normalement», c’est-à-dire, comme si le coronavirus avait fini de rôder autour d’eux, que ce n’était qu’une anecdote sans lendemain qui aura duré un peu plus d’un an. Désormais donc, c’est la liberté totale. Il suffit maintenant de porter un masque facial, d’utiliser du gel hydro alcoolique et se laver régulièrement les mains, tout en s’ingurgitant de tisane à base de plantes vertueuses ou en inhalant l’odeur d’une huile essentielle adéquate, et le tour est joué.
Bref, on vit maintenant comme si on avait réussi à éradiquer le Covid-19, d’autant plus qu’on dispose déjà de vaccin contre la maladie. Du coup, les autres dispositifs encore en vigueur tels que la distanciation sociale ou le couvre feu, apparaissent comme de simples formalités, observés juste peut-être pour ne pas soulever l’ire des éventuels contrôleurs. Si la distanciation sociale est totalement bafouée, le couvre-feu qui ne débute pourtant qu’à 23 heures pour se terminer à 4 heures le lendemain l’est aussi, quoiqu’à un degré moindre…
Tout le monde a l’idée en tête à l’heure actuelle, comme quoi le déconfinement partiel pris par les autorités ne serait en vigueur que le temps de ce mois de juin, où la célébration de la fête de l’Indépendance, le 26 juin, est ardemment attendue. Avec tout ce que cela suppose de rassemblements de personnes et donc, d’éventuelles nouvelles contaminations, probablement plus importantes par rapport à ce qui se passe en ce moment.
Pour dire que, même si la situation semble actuellement maîtrisée, les dirigeants comme les dirigés savent pertinemment que le virus du coronavirus circule toujours et qu’à tout moment, il a toutes les chances de refaire parler de lui. Auquel cas, il aura eu le temps de se métamorphoser de manière à pouvoir contrecarrer les remèdes utilisés jusqu’ici, y compris le vaccin. On parlera peut-être à ce moment-là de… variant malagasy.

Elia R.

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