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Henry Douliot: journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (148)

Plus tard, si l’on dresse les bœufs à porter des fardeaux, si l’on acclimate les mulets ou les ânes, on pourra alors exploiter avec fruit les forêts où abondent le palissandre et l’ébène. Du reste, riz, maïs, sorgho, canne à sucre, manioc, patate, arachide, tabac, tout ce qu’on cultive dans ce pays végète admirablement.

Vers 10 heures nous arrivons à un petit village où sont parqués les bœufs de la reine et qui emprunte son nom au ruisseau de Betsimainty que nous venons de traverser à quelques kilomètres de sa source. Le baromètre a baissé de 10 millimètres depuis notre départ, ce qui fait une altitude d’une centaine de mètres : c’est peu de chose et cependant à ne considérer que les accidents de terrain, on se croirait au moins à 500 ou 600 mètres au-dessus du niveau de la mer.

À Betsimainty, nous tuons un bœuf, cadeau du chef que les envoyés de la reine avaient prévenu de notre passage. Le lendemain, nous partons au lever du soleil, toujours vers l’est ; le sol est de plus en plus accidenté, les sommets sont plus hauts et les ravins plus profonds. À 7 heures un quart, nous sommes de nouveau sur un cap ; le baromètre a baissé encore de 10 millimètres et les montagnes et les collines déferlent devant nous.

Au nord-est, nous apercevons le Namela et ses affluents et, au sud-ouest, le Kiranorano et ses tributaires. Nous changeons de vallée ; tous les cours d’eau que nous allons rencontrer, l’Androtsa, l’Amboamena, le Belalitsa, sont des affluents du Namela.

Jadis le Namela se jetait dans la mer au village de ce même nom, mais le cours du fleuve s’est modifié à son embouchure, et aujourd’hui il conflue avec l’Ambahibé, remplit l’étang d’Ambalarano d’où il sort sous le nom de Behirijy, se jette dans le Dodorony, qui n’est autre que le Kiranorano, forme l’Ampongia, l’Antevamena, et arrive à la mer à Kiranorano. On peut sans danger simplifier cette nomenclature. L’Antevamena qui se jette dans la mer à Kiranorano (village) est formé de la réunion de deux rivières, le Kiranorano et le Namela ; les noms d’Ampongia, d’Andemba, de Dodorony, de Behirijy ne sont que des noms locaux qui déroutent les géographes.

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