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Mois de l’enfonce…

Mois de l’enfonce…

Première semaine et premier week-end de déconfinement depuis la levée de certaines mesures liées à la crise du Covid-19. Et retour des marchés hebdomadaires donc, tout comme celui des élèves sur les bancs de l’école, des embouteillages monstres quotidiens, la réouverture des lieux de culte, la reprise des transports en zones régionales et nationales… Bref, un retour à une vie presque normale, si ce n’était l’annonce du maintien de l’état d’urgence sanitaire. Si la consigne du port de masque semble cette fois relativement respectée, celle du respect de la distanciation sociale l’est moins, puisqu’il y a foule dans les rues, les uns pratiquement agglutinés aux autres. Les familles recommencent à se rendre visite en fin de semaine et les apéros reprennent dans les cercles d’amis…
En face pourtant, les statistiques de contaminations continuent de tourner régulièrement à environ une cinquantaine de nouveaux cas journaliers en moyenne. Juin constitue ainsi à ce niveau un mois charnière, tout l’enjeu étant de maintenir la situation épidémique à un niveau à peu près «acceptable» afin d’éviter que le schéma de l’année dernière ne se reproduise. A l’époque, la capitale avait en effet replongé en confinement total dès juillet.
La dimension à donner à la célébration de la Fête nationale qui sera le point d’orgue de ce mois, n’a pour le moment pas encore été dévoilée, si ce n’est que la parade militaire se déroulerait au stade flambant neuf de Mahamasina. Et si l’on peut d’ores et déjà supposer qu’il n’y aura toujours aucun podium culturel cette année, on ne sait encore si la population pourra y assister, ni quelle jauge sera adoptée. Rien non plus n’a encore été dit sur les traditionnels feux d’artifice et marche aux lampions de la soirée du 25 juin qui génèrent habituellement des rassemblements. Mais il y a tout intérêt à ce que le comité d’organisation de la célébration prenne en compte tous les paramètres, sanitaires en l’occurrence.
Ce virus survit et se multiplie grâce à l’inattention et au relâchement. Les décisions et attitudes des uns et des autres seront une fois de plus déterminantes tout au long de ce mois, si l’on ne veut pas s’enfoncer dans une nouvelle flambée épidémique qui serait synonyme d’une troisième vague.

N.R.

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