Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chef de l’opposition: Ravalomanana n’a-t-il pas confiance en ses députés ?

Chef de l’opposition: Ravalomanana n’a-t-il pas confiance en ses députés ?

Visiblement, l’ancien président Marc Ravalomanana n’accorde pas trop de crédit à ses députés. Conformément à la proposition de loi sur l’opposition récemment adoptée au Parlement, les députés Tim sont les mieux placés pour prendre la place du chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, mais Marc Ravalomanana a du mal à se faire à cette idée.

Selon la loi portant statut de l’opposition, adoptée récemment à l’Assemblée nationale, le chef de l’opposition sera issu des députés du groupe parlementaire de l’opposition, en un mot le Tim. Ravalomanana ne voit pas la situation sous cet angle et mise sur la Constitution.
« Conformément à l’article 14 de la Constitution, le chef de l’opposition est désigné par le groupement des partis d’opposition. Rien n’indique donc que le chef de l’opposition est nommé par un groupe parlementaire et encore moins un député », a-t-il déclaré à Bel’air hier.
Même s’il ne l’a pas affirmé ouvertement, le fondateur du parti Tim veut que la place du chef de l’opposition lui soit attribué et à personne d’autre, ni même à l’un de ses députés. Pourtant, le scénario engendré par cette nouvelle loi ne devrait pas changer grand-chose dans la mesure où ces élus agissent normalement sous ses consignes. Mais voir l’un de ses députés porter le titre de chef de l’opposition, lui semble inconcevable.

Loi de 2011
Dans sa déclaration, Marc Ravalomanana a même demandé à revenir à l’ancienne version de la Loi sur l’opposition adoptée en 2011. Pourtant, à l’époque où des partis politiques ont revendiqué l’application de ce texte, l’ancien président et son parti étaient absents du débat. Avec 21 députés à l’Assemblée nationale pendant l’ancienne législature, il n’a jamais songé prétendre à la place du chef de l’opposition.
L’alinéa 6 de l’article 14 de la Constitution souligne en effet qu’« après chaque élection législative, les groupes politiques d’opposition désignent un chef de l’opposition. A défaut d’accord, le chef du groupe politique d’opposition ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés lors du vote est considéré comme chef de l’opposition officiel ».
Ravalomanana semble oublié que la loi de 2011 présente des lacunes selon la Haute cour constitutionnelle (HCC) en 2014. C’était notamment le cas de l’article 6 qui fixe la procédure de désignation du chef de l’opposition. D’ailleurs, cette institution a avancé une proposition pour la modification de cette loi avant sa mise en vigueur. L’adoption de la Loi Brunelle Razafitsiandraofa est donc une réponse à cette demande de la HCC.

Rakoto

Les commentaires sont fermées.