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Cour d’appel Toliara : Enième LP pour l’ex-député Leva

Cour d’appel Toliara : Enième LP pour l’ex-député Leva

Le député déchu de Mahabo, Ludovic Raveloson dit Leva, a bénéficié à nouveau d’une Liberté provisoire (LP) après sept mois de détention. Il a été condamné à une double peine d’emprisonnement ferme en septembre 2020. 

Le séjour en prison de cet ancien membre de la Chambre basse n’a duré que quelques mois après la décision de la Cour d’appel de Toliara du 7 mai. Il est poursuivi pour coups et blessures volontaires, détournement de fonds, meurtre et actes de barbarie… Il a obtenu un non-lieu pour le premier chef d’inculpation et un sursis pour le second. En outre, il bénéficie d’une nouvelle liberté provisoire dans l’affaire de meurtre et d’actes de barbarie.
Il s’agit de sa troisième libération depuis le lancement des poursuites à son encontre. Arrêté en mars 2019, Ludovic Raveloson a pris la fuite quelques mois après avoir bénéficié d’une Main-d’œuvre pénale (Mop). A nouveau épinglé, il n’a pas tardé à retrouver la liberté après que des magistrats de la Cour d’appel de Toliara lui ont accordé la liberté
provisoire en février 2020. Soupçonnant un acte de corruption, le ministère de la Justice a suspendu quelques magistrats de cette juridiction à l’origine de cette décision et lancé un avis de recherche à l’encontre de l’ancien député. Ce dernier a été finalement arrêté et jugé en septembre.
Réélu député de Mahabo lors des législatives de 2019, Ludovic Raveloson a été officiellement déchu de ses fonctions par la Haute cour constitutionnelle (HCC) en janvier 2020, après la confirmation de sa condamnation à 5 ans de prison ferme en juin 2019, suite à une affaire d’abus de fonction, d’exploitation et de transport illicites de produits forestiers dans l’aire protégée d’Antimena (Menabe).

Depuis, c’est son épouse et colistière, Yvonne Raza­fin­drazalia, qui l’a remplacé au sein de l’Assemblée na­tionale. Notons que cette dernière ainsi que son fils ont été déjà soupçonnés d’être les complices de sa fuite en février 2020, mais ont finalement bénéficié d’une liberté provisoire après avoir été déférés devant le Pôle anti-corruption (Pac). Une affaire qui reste sans suite.

Tsilaviny Randriamanga

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