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Mercredi des idées en goguette: Entre quatre murs

Le rendez-vous tant attendu a finalement eu lieu. Un face-à-face pour beaucoup, un exutoire pour certains, une plaidoirie pour d’autres. Une séance de questions réponses entre journalistes et responsables publics au final, comme il s’en fait beaucoup partout dans le monde entier. La seule particularité étant le contexte, celle d’une crise sanitaire marquée plus particulièrement par la deuxième vague de contaminations, ainsi que la peur de l’entrée au pays des nouveaux variants récemment apparus. Une peur qui s’est d’ailleurs transformée en une véritable psychose des avions. On ne s’est jamais autant intéressé à l’aviation et depuis quelques jours, tout le monde s’improvise expert du transport aérien, soupçonneux de tout, pensant que le danger viendrait du ciel.

Mais le fait est que nouveau variant ou pas, le virus a déjà fait bien assez de morts et les statistiques officielles tournent ces derniers jours autour de la dizaine de décès confirmés au Covid. Et ce, bien que ceux qui crient au mensonge d’Etat semblent penser qu’il n’y a pas encore eu suffisamment de morts comme cela et préfèrent croire les insinuations de médias étrangers dont les reportages parlent du business de plus en plus florissant de la vente de cercueils.

En revanche, après de nombreuses semaines durant lesquelles les hôpitaux, centres de traitement du Covid et personnel médical ont été littéralement submergés, le nombre (toujours officiel) de nouvelles contaminations connaît une certaine décrue. Le rush semble désormais passé et cela se voit. Les pharmacies ne sont désormais plus prises d’assaut, les matériels médicaux et médicaments, même le fameux magnésium qui a disparu pendant plusieurs jours, est de nouveau présent dans les rayons. Un lot de bouteilles et de concentrateurs d’oxygène sont arrivés. Autrement dit, les statistiques, autant des nouveaux cas que des décès et des traitements en cours, sont à observer dans les prochains jours.

Aucune précipitation

Pour autant, si depuis son apparition, ce virus se montre bien changeant et donc imprévisible, il est une leçon à tirer de la crise sanitaire mondiale qui dure maintenant depuis près d’un an et demi : on ne peut jamais baisser la garde. L’erreur a déjà été commise vers la fin de l’année dernière, après la levée de l’état d’urgence sanitaire. L’occasion s’est avérée si belle de retrouver la normalité de la vie quotidienne que les consignes de protection sanitaire ont presque été jetées aux oubliettes au détriment des évènements culturels, sportifs, politiques, religieux…

Ailleurs, le processus de vaccination avance tant et si bien qu’un certain nombre de pays européens veulent d’ores et déjà parler de la crise au passé et retrouver d’avant le Covid en se préparant à la réouverture des discothèques, salles de spectacles, au retour des spectateurs dans les stades… Mais l’OMS a prévenu il y a quelques jours des risques d’un “déconfinement trop précipité”. L’instance sanitaire mondiale l’a déjà fait l’année dernière, aux alentours du mois de juin mais l’on connaît la suite avec les autres vagues qui se sont abattues. La donne a certainement changé avec tous ces vaccins disponibles et la couverture réalisée. Attendre et voir donc.

Sur la Grande île, on n’en est pas là, loin s’en faut. A l’allure où vont les choses, certains pressentent déjà de nombreux mois d’état d’urgence sanitaire, d’autant que la saison hivernale est en train de s’installer. D’aucuns trépignent déjà d’impatience mais encore heureux que jusqu’ici, les confinements du week-end semblent porter un tant soit peu leurs fruits. Avec tous les vols de passagers suspendus, aussi bien domestiques que régionaux ou internationaux, le dispositif de lutte anti-Covid semble donc, d’après tout ce qui s’est dit, en place.

Maintenant, il reste à accueillir quelques compétitions sportives internationales dont les matches des Barea en vue de la prochaine Coupe du Monde. D’emblée et soit dit en passant, pour beaucoup, ces rencontres pourraient être davantage éliminatoires que qualificatives étant donné la bonne idée d’avoir remplacé le sélectionneur national à environ un mois de ces échéances…

Bref, maintenant, Madagascar est entre quatre murs avec sa crise sanitaire. Chacun sera d’autant plus responsable de la situation épidémique à venir. Une responsabilité qui n’a pas changé d’un iota depuis le début : celle de se conformer aux gestes barrières. Et qu’on se le tienne pour dit, si le taux de contamination fait autant le yo-yo, c’est en fonction du degré de respect ou non de ces mesures sanitaires.

 

N.R.

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