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Henry Douliot: journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (123)

Quant à nous, nous ne craignons que les moustiques qui, pendant deux nuits déjà, nous ont empêchés de dormir, et nous établissons notre campement sur la dune de sable, loin des palétuviers. Mais nous sommes à peine endormis qu’un orage éclate et que la pluie tombe avec violence ; il nous faut rentrer au village et nous mettre à l’abri dans une case où l’eau dégoutte cependant de toutes parts. Les moustiques ont fait comme nous, ils sont venus aussi s’abriter.

Il y a les traces d’une ancienne maison sur une dune de sable, à 5 kilomètres nord d’Anakao, à l’intérieur de la zone des palétuviers. La colline est dirigée du sud au nord ; à l’est il y a un étang, Andranolava, dont le trop plein la contourne et va se perdre au sud dans les marais, et, à l’ouest, se trouvent un bois de palétuviers, des dunes de sable et la mer. Auprès de l’habitation aujourd’hui abandonnée il y a des débris de poterie en terre cuite, en trop petits morceaux pour offrir de l’intérêt.

Nous allons coucher à Androfia, le pays des rofia dont les fibres servent à faire des lambas et des voiles de pirogue. On nous apprend qu’après notre passage à Beakata les fahavalo ont volé trois cents bœufs et que tous les habitants se préparent à passer la rivière de Manomba.

Le mois de février est le mois du vent de nord et de la pluie. Jusqu’ici, heureusement, il n’a plu que pendant la nuit.

Le 4 février nous quittons Androfia pour aller à Manomba. Nous traversons le fleuve en pirogue ; il a environ 200 mètres de large à son embouchure et ses rives sont bordées, à perte de vue vers l’est, de palétuviers. Au point où nous débarquons, il y a une grande plage de sable à la suite de laquelle est une dune sur laquelle est construit le village. Nous y arrivons à 7 heures et demie du matin. Le chef est absent, mais les habitants se rassemblent, tiennent conseil et me font cadeau d’un bœuf. Pendant que mes hommes festoient, je suis moins heureux qu’eux, car on ne me permet pas d’aller herboriser aux environs, ni de monter sur la falaise qui domine d’une trentaine de mètres le village et la mer, ni d’aller voir les ruines d’un ancien village construit en pierres par des Vazaha, sans doute des Arabes.

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