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Chronique: on a même vu de grosses V8 avec des plaques rouges

Signe de l’autorité dont fait preuve le Premier ministre Christian Ntsay, assez rapidement les responsables des administrations se soumettent à l’exigence du nouveau Chef du gouvernement qui entend obliger les utilisateurs de véhicule de l’état à mettre aux normes les plaques d’immatriculation : plaque sur fond rouge avec des inscriptions en noir. On aurait pu croire à l’apparition d’une résistance et que les personnes concernées traîneraient des pieds avant que ne se fasse jour une concrétisation de cette mesure, aussi on s’étonne du zèle que manifestent des responsables à se mettre au diapason, et mieux sans doute même des membres du gouvernement qui ont mis la consigne en application concernant leur voiture de fonction : très inhabituel de voir une grosse 4X4 aux plaques d’immatriculation rouges, transportant sans doute une grosse légume derrière les vitres noires, seul bémol la voiture ouvreuse portait des plaques banales, ce qui laisse conclure que cette voiture n’a rien d’officiel, relevant d’une simple fantaisie que s’autorisent nombre de ministres enclins à vouloir se démarquer autrement que par l’ardeur qu’ils devraient manifester pour abattre le travail à leur charge. Cette parenthèse fermée, on ne peut que se réjouir de l’initiative du Premier ministre, la mesure permet au public d’identifier les véhicules de l’administration publique et d’avoir un œil distrait sur les utilisations que l’on en fait. Ça tombe à pic en cette période électorale, l’utilisation du matériel de l’administration à des fins de propagande étant interdite, cette disposition, pour le moins contribuera à limiter les abus, il serait vain de croire par excès de naïveté qu’elle mettra fin aux coupables pratiques du genre.

Envers de la pièce, à l’identification de l’appartenance de ces grosses bagnoles et de leur nombre, le public pourrait réaliser combien l’administration et ses aristos vivent sur un grand pied sans commune mesure ou pire à l’opposé des difficultés que vit une grande partie de la population. Prendre la réalité des écarts entre gouvernants et administrés ne servirait pas à la réconciliation de la population avec la politique. Un jugement sévère de la population ne serait pourtant que légitime, ça ne ressemblerait pas à l’envie que peuvent éprouver des pauvres devant un étalage de richesses, ça ne serait que la sanction suite à un constat qui dénonce une gabegie, système dans lequel les gouvernants se servent sur le dos de la bête sans laisser à celle-ci ne serait-ce des miettes. Fussent les plaques rouges un début, la suite un combat !

Léo Raz         

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