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Dilemmes coroniens

Dilemmes coroniens

L’exercice aura été périlleux, les questions, doutes et autres critiques, fondées ou injustifiées, étant nombreux ces derniers temps. Quelques ministres ont d’ailleurs dû s’y soumettre afin de tenter de fournir des éclaircissements, des éléments de réponse ou, si nécessaire, des justifications pour expliquer certaines mesures, pour le moins, sujettes à discussion aux yeux de l’opinion.
Il est pourtant une constante mondiale dans cette pandémie : toute décision n’est pas facile et met tous les responsables étatiques du monde face à des dilemmes. Car le virus s’érige en ennemi des valeurs républicaines et des principes économiques. Et, la gestion de la crise sanitaire qu’il implique impose de nombreuses restrictions liberticides et antiéconomiques auxquelles le monde entier a du mal à se faire. En Suède, au Finlande, en Belgique ou encore au Canada, ils étaient des centaines et des centaines à manifester ce week-end contre les mesures anti-Covid prises par leurs autorités nationales et pour « défendre leurs libertés ».
En outre, le fait est que de nouvelles inconnues viennent chaque fois se grever à la situation déjà bien compliquée. Il y a environ un an et demi, personne ne s’attendait à une pandémie d’une telle ampleur. En quelques mois de crise sanitaire mondiale, les scientifiques ont cru trouver les traitements nécessaires face à la propagation de la maladie, mais la contamination s’est poursuivie. Et alors que la mise au point des vaccins survient comme la parade idéale, des questions sur son efficacité, ses probables effets secondaires et surtout l’apparition de nouveaux variants n’en finissent pas de faire débat.
Force est de constater que tous les chefs d’Etat et de gouvernements en poste en cette période ne sont vraiment pas vernis. Il est pourtant une logique, a priori universelle malgré les théories complotistes : aucun dirigeant au monde ne souhaiterait, et ne ferait exprès, qu’une quelconque vague d’infections ne déferle et perdure dans son pays pour en décimer la population et mettre volontairement son économie à genoux. Au risque de se voir traiter de tous les noms et à moins de vouloir se tirer une balle dans le pied. Quand l’instance sanitaire mondiale avait par exemple fait savoir que le variant indien était déjà présent dans une quinzaine de pays, notamment européens, ce n’était pour autant pas intentionnel.
Si justement, dans les prises de décisions et le respect des gestes barrières, la peur occasionnée par ces nouveaux variants faisait le même effet et donnait la même hargne et la même détermination que lorsqu’il s’agit de critiquer et de se défendre, le pays s’en porterait mieux.

N.R.

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