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Situation sanitaire: les députés se résolvent à une session virtuelle

Situation sanitaire: les députés se résolvent à une session virtuelle

La première session du Parlement prévue la semaine prochaine sera particulière pour l’Assemblée nationale. Et pour cause, pour la première fois, elle se fera par visioconférence. 

Inédit. La situation sanitaire impactera également la session du Parlement, à l’instar d’autres domaines d’activités et professionnels dans le pays. «En raison du contexte sanitaire, la session parlementaire ordinaire se tiendra finalement par visioconférence», assure une source, hier. Afin d’éviter la propagation du virus et de respecter les mesures sanitaires, le bureau permanent a choisi cette option. Toutes les réunions se feront donc de manière virtuelle et l’on utilisera un logiciel spécial pour les séances d’adoption. Les 151 députés n’auront donc pas à se déplacer pour assister aux séances de la session ordinaire de l’As­semblée nationale.
Les représentants de la Chambre basse, du ministère des Postes et des télécommunications ainsi que de l’Eco­nomie et des finances ont organisé une réunion technique, hier, à Tsimbazaza, afin de faciliter la tenue de cette session, tant au niveau technique que financier. «Il ne devrait pas y avoir de problèmes. Il faut souligner que durant une session, les députés reçoivent des indemnités de déplacement ou de carburant. On peut affecter cette enveloppe à la connexion afin que tous les députés puissent participer à cette session», note un élu. Lors de son intervention sur une chaine privée de la capitale, l’élue Lanto Rakotomanga rejoint également ce point de vue.

Faisabilité

Sur le plan technique, la séance de vote est un des obstacles à la tenue d’une session virtuelle. Finalement, il est prévu de contourner ce problème avec l’installation d’un logiciel utilisé dans toutes les conférences internationales virtuelles, a indiqué une source au sein de la Chambre basse. Les députés pourront ainsi voter en toute sécurité.
Pour vérifier la faisabilité technique des installations, un premier test a eu lieu à Tsimbazaza. Quant aux députés, ils disposent déjà de tablettes. «Des forfaits de connexion seront inclus dans le budget pour faciliter la communication durant les deux mois de session», a-t-on expliqué. Bien que le grand public ne puisse pas assister aux séances plénières, celles-ci seront retransmises sur écran à Tsimbazaza pour les journalistes qui ne pourront pas les suivre à distance.
C’est une grande première pour l’Assemblée nationale, habituée aux séances plénières ouvertes au grand public. Il semblerait en effet que le Covid-19 a contaminé près de 80 personnes à l’issue du dernier test de dépistage effectué sur des députés et des membres du personnel de la Chambre basse. Une situation qui l’a contrainte à prendre cette mesure exceptionnelle.
Pour rappel, l’article 75 de la Loi fondamentale stipule que «L’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La durée de chaque session est fixée à soixante jours. La première session commence le premier mardi de mai et la seconde, consacrée principalement à l’adoption de la Loi de finances, le troisième mardi d’octobre».

J.P/ T.N

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