Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Mercredi des idées en goguette:  Vers l’inconnu et l’au-delà…

Deux petits jours et puis s’en va. La hâte de retrouver la quasi-normalité de la vie quotidienne aura été bien forte pour beaucoup. Si forte que les embouteillages et attroupements quotidiens ont vite repris, tranchant considérablement avec les rues quasiment désertes de la veille et du jour d’avant.

Certains n’ont même pas attendu la fin du confinement total, ou alors feint de ne pas être concerné et voulu poursuivre leurs activités habituelles, comme si de rien n’était. La nécessité qui fait loi sans doute. D’autres ont pris les rues et ruelles de la ville pour un parc de loisirs et y ont joyeusement gambadé, organisé des combats de coqs ou joué aux cartes… A ce niveau, invoquer la méconnaissance et l’incompréhension relèverait de la mauvaise foi, de surcroît après les quelque sept mois d’état d’urgence sanitaire de l’année dernière.

La décision de confinement pendant les week-ends s’avèrera-t-elle payante et impactera-t-elle un tant soit peu la courbe de contaminations ? De nombreux paramètres entrent en ligne de compte et la situation n’est guère facilitée par les comportements pendant les jours ouvrés, durant lesquels un certain relâchement continue de s’observer. Autrement dit, c’est comme si l’on se confinait pendant deux jours pour mieux s’agglutiner les uns aux autres le reste de la semaine.

Dans tous les cas, les statistiques des retombées du confinement total du weekend ne tomberont que d’ici quelques jours, pour autant qu’il y en ait eu. Mais d’après ces chiffres, la barre des 600 décès dus au Covid-19 a été franchie. A ce propos, la mise en place des cimetières de la solidarité a fait beaucoup parler. Comme à l’accoutumée, des raccourcis ont été vite pris, du genre « l’Etat n’a rien trouvé de mieux pour lutter contre l’épidémie que de creuser des tombes ». Est-ce réellement un aveu d’impuissance face à la violence de la deuxième vague et des variants ? Ou alors un « variant » du concept « gouverner, c’est prévoir », et prévoir même le pire ? Il est d’ailleurs à se demander comment aurait-on dû ou devrait-on faire avec la mesure de fermeture d’Analamanga qui se poursuit afin de ne pas submerger les autres régions de nouveaux cas.

Projets morts-nés

Ce qu’il faudrait maintenant, c’est qu’il n’y ait plus cette impression que l’on avance à tâtons dans la gestion de cette crise sanitaire.

Évidemment, aucun pays ni dirigeant au monde n’était préparé à vivre et à faire face à une pandémie d’une telle ampleur, avec un virus qui semble intelligent et dont la résistance ne semble avoir d’égal que sa faculté d’adaptation. A preuve, l’Inde, cette grande puissance en devenir, vit actuellement une des pires situations épidémiques qu’aucun pays n’ait jamais connues avec sa moyenne de 350.000 nouvelles infections quotidiennes…

Pour autant, de leur côté, les autorités responsables ont à être fermes et précis dans leurs prises de décisions et précis dans leurs communications. Ce qui se conçoit bien, dit-on, s’énonce clairement et cela doit s’appliquer dans la gestion de cette crise sanitaire.

De l’autre, pour éviter de connaître le même destin funeste que l’Inde en ce moment, l’idéal serait également que tout le monde s’astreigne au respect de mesures qui ont déjà fait leurs preuves par le passé, et sur la Grande île, et partout dans le monde. Il est bien beau de vouloir défendre ses libertés individuelles, quitte à adopter les mêmes attitudes contre-productives telles que les manifestations publiques contre le port de masques qui ont eu lieu dans certaines villes étrangères. Et de créer volontairement un tremplin de contaminations.

Soit dit en passant, ahurissantes sont ces attitudes teintées de critiques et d’opposition systématique à chaque initiative à visée économique, sociale ou même humanitaire et solidaire. Non à un projet minier d’envergure qui pourrait pourtant sortir tout le Sud du carcan de « cimetière de projets » dans lequel il est enfermé, non à un projet de nouvelle ville qui ferait pourtant grand bien à cette capitale déjà littéralement saturée, non au projet de construction de cimetières pour inhumer les morts du Covid-19… La culture du refus systématique et la résistance au changement semblent s’être instillée dans les esprits, au point qu’il n’y aurait donc rien à attendre ni à espérer, chacun voulant rester dans ses petites habitudes quotidienne faites de confort pour certains et de misère pour beaucoup.

Bref, face à un virus qui ne connaît ni bénéfices ni pertes, ni libertés ni démocratie et qui ne fait aucune distinction d’âge, de sexe ou de classe sociale, il serait peut-être temps que chacun – dirigeants comme gouvernés – prenne sérieusement ses responsabilités. Personne ne sait de quoi demain serai fait, mais ce serait autrement plus intelligent de tout mettre en œuvre pour que ce soit meilleur qu’aujourd’hui.

 

N.R.

 

Les commentaires sont fermées.