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Chronique (3 mars 2017): Maturité syndicale

Pour ne pas le nommer on n’y fera référence qu’en le désignant comme l’un des syndicats de travailleurs au sein du Ministère de l’Education Nationale. On serait tenté de condamner la décision de rompre tout dialogue avec le ministre et les représentants de celui-ci, posture confinant le combat à abandonner les moyens classiques de revendication telles les négociations, réduisant la lutte à n’utiliser que les armes extrêmes du style manifs et grèves. Ce syndicat là s’est assuré toutefois le recours à une nouvelle arme qu’il croit fatale, mais dont la menace a laissé imperturbable le ministre. Le syndicat ayant accumulé des griefs qui lui semblent suffisants pour justifier son action, décide de trainer l’affaire en justice. Cette démarche témoigne d’une maturité qui se manifeste encore davantage par le fait que les dirigeants syndicalistes se sont gendarmés de ne tremper d’une coloration politique leur action. Même si la politique de l’enseignement prête le flanc à de légitimes contestations, le mouvement syndicaliste  se cantonne à des revendications corporatistes, exprimant le premier souci des fonctionnaires  à mener grande vigilance afin que règne une saine gestion pour présider au fonctionnement du département auquel ils appartiennent.

 Sans que n’apparaisse l’intention de déloger le calife, les représentants des fonctionnaires de ce ministère manifestent la volonté d’en chasser gabegie,  intrigues et autres combines du genre népotisme qui, de leur point de vue appuyé sur des preuves et illustré par moult exemples, parasitent actuellement le bon fonctionnement de ce secteur stratégique pour la préparation de l’avenir du pays à la fois que ces facteurs préjudicient à la sérénité des agents œuvrant dans le présent pour ce futur.
Le cantonnement des revendications d’ordre professionnel à ne pas outrepasser les limites du terrain syndical semble faire tache d’huile dans la conduite du combat des conflits sociaux qui en se multipliant témoignent d’un atmosphère général d’un mal-vivre, alourdissant de malaises supplémentaires un climat politique délétère.


Léo Raz            

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