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Témoignage choc de Béatrice Atallah: «J’étais sous assistance respiratoire»

Témoignage choc de Béatrice Atallah: «J’étais sous assistance respiratoire»

Touchée par le Covid-19, Béatrice Atallah, ancienne présidente de la Commission électorale nationale indépendante pour la Transition (Cenit), a été contrainte de rester plus de trois semaines dans un lit d’hôpital. Quelques jours après sa sortie, elle témoigne de la gravité de cette maladie. Récit.

«J’ai été contaminée au commencement de ce qu’on appelle communément la seconde vague. J’ai contacté mon médecin dès l’apparition des premiers symptômes (…) Un test est venu confirmer ce que je savais déjà : j’étais positive au Covid-19 !», a-t-elle raconté, la fatigue se lisant encore à travers la tonalité de sa façon d’articuler les mots. «J’ai donc passé plusieurs semaines à l’hôpital, sous assistance respiratoire, car mes poumons ont été par la suite sévèrement touchés», a-t-elle poursuivi, soulignant au passage avoir respecté toutes les mesures sanitaires. «En tant que citoyenne, il est de mon devoir de témoigner de cela. En effet, je pensais me protéger au maximum, utilisant les différents produits de désinfection et respectant tous les gestes barrières au quotidien, mais force est d’admettre aujourd’hui que le virus a pu se frayer un chemin», a-t-elle noté.

Pire encore, c’est sur son lit d’hôpital qu’elle a appris la disparition de quelques-uns de ses collègues à cause de cette pandémie. «Hormis la virulence de la maladie, le plus dur pour moi a été d’apprendre presque tous les jours la disparition de proches, amis, collègues, con­nais­sances», s’est-elle re­mé­­morée. Elle a d’ailleurs saisi cette conversation téléphonique pour présenter encore une fois ses condoléances à toutes ces familles endeuillées, notamment au sein la grande famille de la Justice.

«Personne n’est à l’abri»
L’ancienne ministre des Affaires étrangères tient par ailleurs à mettre en garde tous ceux qui continuent de minimiser cette pandémie en rappelant que la nouvelle forme, le variant sud-africain, peut frapper à tout moment dans un court laps de temps. «Cette pandémie est mondiale. Personne n’est à l’abri. Alors nous devons tous redoubler d’efforts pour limiter la propagation du virus. C’est un devoir citoyen», a-t-elle indiqué. Elle a par ailleurs fait appel à la solidarité. «Nous devons protéger les plus vulnérables. Je suis persuadée que c’est ensemble que nous allons vaincre cette pandémie».

Dans ce contexte particulier, elle n’a toutefois pas manqué de saluer les efforts déjà déployés à tous les niveaux dans le pays devant les défis auxquels les responsables font face. «Je salue également le soutien de nos partenaires, dont l’OMS. Par ailleurs, je rends hommage au corps médical dans son ensemble. Enfin, je remercie du fond du cœur tous ceux qui m’ont soutenue dans cette épreuve, en particulier ma famille. Prenez soin de vous et de vos proches. Aidons ceux et celles qui sont encore dans la lutte». Et de conclure : «Aujourd’hui, grâce à Dieu et à la grande compétence de l’équipe médicale malagasy qui m’a soignée, j’ai pu enfin rejoindre mon domicile après presque un mois d’hospitalisation». L’on a d’ailleurs appris à l’issue de l’interview, de source proche de sa fa­mil­le que son mari a été également atteint par le virus mais jusqu’ici son état n’est pas inquiétant.

Propos recueillis par J.P

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