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Henry Douliot: journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (102)

Plus au nord, le plateau s’abaisse ; nous rencontrons l’Andafia qui coule vers le nord-est et se jette dans le Beroboka (affluent du Morondava), puis un peu plus au nord, l’Androtsakely qui se jette dans le Morondava même et marque la fin du plateau. Brusquement, nous nous retrouvons dans la première zone, la vaste plaine avec la forêt à perte de vue et, çà et là, un étang au milieu d’une clairière. Nous avons marché bon pas depuis le village de Finaly que nous avons quitté le 26 octobre ; en quatre jours, nous avons fait plus de 120 kilomètres.

Le 29 octobre à 8 heures du matin, tous mes hommes poussent des cris de joie en apercevant le Morondava ; nous sommes dans le sud-est de Mahabo. Nous ne nous arrêtons que quelques minutes à Ambondro, pour y laisser les parents de Finaly, et nous traversons Mananjaka sans y faire halte ; nous évitons du reste soigneusement les villages qui peuvent nous retarder dans notre route, car nous sommes obligés de battre promptement en retraite n’ayant plus qu’un peu de riz et de viande sèche pour notre propre nourriture, mais rien pour faire les cadeaux indispensables aux chefs des villages, ni toile, ni poudre, ni perles ; mais que m’importe, y a-t-il un village où l’on puisse stationner plus agréablement que dans le petit bois de figuiers où nous déjeunons et sur la rive nord du Morondava où nous dormons.

Le 30, nous couchons à Analaivo, chez Mahasinto, qui a encore déménagé ; la reine Ratsinaotsa ne veut pas qu’il s’éloigne de Mahabo, et à son grand regret il a dû quitter Marofototsa pour réintégrer son ancienne capitale Analaivo. Ici, mes hommes sont comme chez eux, ils connaissent tout le monde ; nous sommes en effet au port, puisqu’il ne faut qu’une journée pour arriver à Nosy Miandroka.

Le 31, nous rentrons chez M. Samat, mon hôte affable et généreux chez qui je reviens tous les mois retrouver une bonne table, un bon lit et tout ce qu’il faut pour écrire.

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