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Mihari-ni Rencho: « Le CFM est une institution budgétivore »

Mihari-ni Rencho: « Le CFM est une institution budgétivore »

Le Conseil du fampihavanana malagasy (CFM) devrait être dissous, a indiqué le président du parti Natiora et vice-président de la plateforme d’opposition RMDM, Mihari-ni Rencho, hier. A l’entendre, cette institution est aussi budgétivore que le Sénat à 90 membres. Si l’Etat veut donc réduire ses dépenses, la dissolution du CFM est une solution, précise-t-il. 

«A comparer ses réalisations à ses missions, le bilan est négatif. Pourtant, l’Etat lui alloue un budget de plusieurs milliards d’ari­ary chaque année», regrette-t-il. A titre de précision, la Loi de finances initiale (LFI) 2021 prévoit un budget de 7,7 milliards d’ariary pour le CFM, dont 4,8 milliards d’ariary, à titre d’indemnités de ses mem­bres. Cette somme est pres­que l’équivalent du budget de la Haute cour constitutionnelle (HCC).
Mihari-ni Rencho souligne par ailleurs que le CFM a failli à sa mission prévue par l’alinéa 2 de l’article 4 de la Loi sur la réconciliation nationale : «Contri­buer à l’instauration d’une atmosphère politique sereine pour garantir la non-répétition des situations conflictuelles pouvant porter atteinte à l’unité nationale ainsi qu’un environnement favorable au respect de la Consti­tution, de l’Etat de droit…».
Il est censé dénouer les litiges fonciers qui divisent la population et d’autres problèmes comme le massacre d’Antsakabary en 2017. «Or, le CFM n’a réussi ni à résoudre ces problèmes, ni à instaurer une atmosphère politique stable», soutient-il. Le CFM n’a réagi que tardivement aux tentatives de déstabilisation menées par les membres de l’opposition.
«Je pense que d’autres institutions comme la Con­fédération des Eglises chrétiennes de Madagascar (FFKM), sont mieux placées et plus efficaces que le CFM pour rapprocher les politiciens. Pourquoi ne ferons-nous pas confiance à elles au lieu de compliquer les choses ?», s’interroge le président du parti Natiora.

La confiance s’effrite

Pour certains membres de la société civile, les politiciens n’ont plus confiance en cette institution. «La confiance est importante dans la résolution d’une crise. Tant que personne n’a confiance en vous, vos projets n’aboutiront à rien. Il faut donc que les membres du CFM rétablissent cette confiance pour avoir des résultats», souligne Ando­niaina Andriamalazaray, président du Comité national d’observation des élections (KMF/Cnoe)
Mais la question sur la prévention des crises n’est qu’un exemple parmi tant d’autres auxquelles les membres du CFM ont échoué. En effet, ils n’ont pas encore réussi à traiter les problèmes de réparation et d’indemnisation des victimes des crises politiques de 2002 à 2014. A ce jour, des personnes ayant subi des préjudices durant ces crises n’ont encore rien reçu. Questionnés à plusieurs reprises sur le sujet, les membres du CFM ont toujours renvoyé la balle à la communauté internationale et l’Etat qui, selon eux, n’a pas encore débloqué les fonds nécessaires.

Rakoto

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