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Poison d’avril

Poison d’avril

Sans voix et nul doute sidéré devant l’inattendu en ce début du mois d’avril qui s’annonce funèbre, il y a de quoi quand la personne que vous connaissez, votre proche, collègue, ami ou voisin… qui semble être en excellente santé, à peine une semaine, a tiré sa révérence quelques jours plus tard et que vous venez d’apprendre leur décès sur les réseaux sociaux en voyant leur photo accompagnée du mot Rip. Quel choc ! Carrément, la mort ne donne pas de rendez-vous en ce temps de Covid-19. Elle ne tire pas à pile ou face.
Tout peut basculer du jour au lendemain. Seuls les plus résistants à la maladie pourront s’en sortir même si avant de recouvrer la santé, le Covid-19 et son variant sud-africain indétectable au test habituel, leur en ont fait voir de toutes les couleurs, des courbatures insupportables, des maux de tête, de gorge, des diarrhées…les patients connaissent un état de fatigue général. Certains reviennent de loin, d’autres les plus fragiles n’ont pas eu cette chance et avalent leur bulletin de naissance. Quant à la majorité des contaminés à leur insu, ils sont devenus des porteurs saints qui participent involontairement à la propagation rapide du virus.
Par le passé, l’humanité a connu de grandes épidémies meurtrières et dévastatrices, mais le Covid-19 est un niveau au-dessus comparé à la peste, au choléra, à l’Ebola… Sans égal, comme un poison et un venin invisible qui mettent si peu de temps pour paralyser un pays, coloniser la planète et faire des millions de victimes à travers le monde.
15 décès mardi, 15 autres le lendemain, le mois de mars compte le plus de morts depuis le début de l’année. Alors qu’avril annonçant l’arrivée de l’hiver durant lequel, le Covid-19 est encore plus virulent, débute à peine. En plein dans la deuxième vague, on n’est pas encore sorti de l’auberge. Les personnes fragiles ayant une réponse immunitaire plus faible, notamment les personnes du troisième âge, sont exposées au risque de la forme grave, en cas de contamination. Un véritable poison d’avril.

Andry Rabeson

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