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Lutte contre le blanchiment de capitaux : le nouveau DG du Samifin peaufine sa stratégie

Déceler les cas de blanchiment de capitaux. C’est le principal objectif fixé par le nouveau Directeur général (DG) du Service des renseignements financiers (Sami­fin), Mamitiana Rajaona­ri­son, à la suite de sa passation de service avec le DG sortant, hier à Ambohijanaka. Il indique que pour bien traquer les flux financiers illicites, dénoncer les faits ne suffit plus. Une nouvelle stratégie s’impose.
«Malgré le fait que la Loi régissant les établissements fi­nan­ciers ait instauré une obligation de déclaration d’opération sus­­pecte, cela a des limites. Et pour cause, de nombreuses trans­actions ne passent pas au niveau de ces établissements», a expliqué Mamitiana Rajao­na­rison.
Pour y arriver, le Samifin compte renforcer, entre autres, la collaboration avec les ci­toyens, les journalistes ou d’autres réseaux au sein de la société pour que ces derniers leur fournissent des informations se rapportant à des cas de blanchiment de capitaux. Ceci permet également de détecter à l’avance toutes tentatives de transfert d’argent vers les paradis fiscaux, selon toujours le nouveau DG du Samifin.

Analyser les informations
Le Samifin ne se contentera plus de mener des investigations sur les transactions suspectes. En d’autres termes, ce service va récolter et analyser toutes les données relatives aux transactions financières annuelles au niveau des banques, mê­me si à première vue, ces informations paraissent normales. L’analyse de ces données permettra de détecter toute forme douteuse com­me des fraudes fiscales.
«Nous allons travailler en synergie avec les autres institutions ou services travaillant dans le même secteur. Il s’agit d’une poursuite des réalisations du DG sortant», souligne le nouveau DG du Samifin.
Pressions
Questionné par rapport aux pressions auxquelles il pourrait être soumis dans cette mission, le nouveau patron du Samifin a laissé entendre qu’il n’agit que pour les biens de la nation. Toute action illégale comme les tentatives de corruption ne passera pas au niveau du Sa­mi­fin, selon toujours ses explications. De plus, l’indépendance de ce service est garantie par la loi, selon lui.
A noter que Mamitiana Rajaonarison succède à Boto Tsara Dia Lamina à la tête du Samifin pour les quatre ans à venir. Cet ancien directeur du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) Toliara a été choisi parmi les trois noms proposés par le Comité de recrutement du DG du Samifin au mois de février. Tout comme Boto Lamina Tsara Dia, il n’est pas à présenter dans le domaine de la lutte contre la corruption et les délits financiers.

Tsilaviny Randriamanga

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