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Déstabilisation: les forces de sécurité restent aux aguets

Déstabilisation: les forces de sécurité restent aux aguets

Les forces de l’ordre ont continué à veiller aux grains, samedi, en surveillant les points sensibles de la capitale, avec des dispositifs un peu plus allégés par rapport à la dernière fois.

Pas de place pour la déstabilisation. Même si l’opposition ne s’est pas manifestée à Ambohijatovo ou Analakely, les forces de défense et de sécurité ont visiblement choisi de prendre des précautions. En effet, dès la matinée du samedi, militaires, gendarmes et policiers étaient présents dans plusieurs zones sensibles de la capitale, entre autres à Ambo­hijatovo, Behoririka, Anala­kely, Ambohidahy et Anta­ninarenina. Une disposition mise en place afin d’éviter, vraisemblablement, toute tentative de trouble de la part de l’opposition dans un contexte de tension politique encore vivace.
A cet effet, les éléments des forces de l’ordre ont surveillé l’entrée au cœur de la capitale, notamment à Ana­lakely, aux environs de la Place du 13 mai. Ils ont quad­rillé les lieux dès la matinée, mais contrairement au samedi 20 février, les dispositifs ont été allégés. Le ministre de la Sécurité publique, Fanome­zantsoa Randrianarison, s’est lui-même déplacé sur les lieux. «Les dispositions seront prises en fonction des décisions sur le terrain (…). Nous sommes justement ici pour éviter que des personnes malveillantes ne profitent de la situation», a-t-il indiqué aux journalistes présents sur les lieux. Le Secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie, le général Richard Ravalo­manana, s’y est également déplacé. «Nous n’avons pas entendu que la manifestation était annulée», a-t-il soutenu en expliquant les mesures prises par les forces de sécurité.

Atmosphère apaisée

Jeudi, des ténors du groupuscule de l’opposition du «Rodoben’ny mpanohitra ho an’ny demokrasia eto Madagasi­kara» (RMDM) ont d’ailleurs envoyé une demande de manifestation à Ambohi­jatovo auprès de la Préfecture d’Antananarivo. Cette dernière a déjà rejeté la demande, tout comme celle des élus du Tim. Cela n’a pourtant pas empêché les forces de l’ordre de veiller au grain afin d’éviter tout débordement imprévisible de la part des gens malintentionnés.
«La population a le droit de vivre dans une atmosphère apaisée. Toute provocation et acte allant à l’encontre de la souveraineté et la sécurité nationales ne seront pas tolérés », a réitéré, à l’issue d’une réunion de l’Emmonat, le Premier ministre Christian Ntsay en janvier, au début des gesticulations de l’opposition. Les éléments des forces de défense et de sécurité ont d’ailleurs adopté cette ligne directrice face à une opposition qui ne cesse de saisir toute opportunité pour égratigner l’image du pouvoir.

J.P

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