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Manifestation interdite à Ambohijatovo: risque imminent d’arrestation

Manifestation interdite à Ambohijatovo: risque imminent d’arrestation

Les opposants comptent encore braver les interdits en organisant une manifestation non autorisée, ce jour à Ambohijatovo. Les forces de l’ordre mettent en garde et vont même jusqu’à procéder à l’arrestation des personnes qui osent faire du forcing. 

N’ayant pas su tirer leçon de leur échec récent, les opposants prévoient à nouveau de descendre à Ambo­hijatovo, ce jour. Cette fois, la plateforme politique Rmdm a déposé la demande d’autorisation, signée par l’ancienne sénatrice Tim, Olga Ramalason, à la date du 25 février, auprès la Préfecture de Police. Mais une fois encore, elle a essuyé un deuxième refus de la part du Préfet, le général Angelo Ravelonarivo.

«Pour qu’une manifestation soit autorisée, il faut déposer la demande d’autorisation 48 heures avant l’événement. Outre le fait de ne pas avoir respecté ce délai, les demandeurs ignorent également que la place d’Ambo­hijatovo ne peut plus accueil­lir des événements jusqu’à nouvel ordre. Pour ces multiples raisons, la manifestation prévue demain par l’opposition n’est pas autorisée et donc interdite», a fait savoir hier le général Angelo Rave­lo­narivo, joint au téléphone.

Pas d’immunité

Du côté des forces de l’ordre, sans autorisation de la Préfecture, la place d’Am­bo­hijatovo reste fermée. Et, elles comptent ainsi prendre des mesures pour empêcher ce baroud d’honneur. Le Secré­taire d’Etat en charge de la Gendarmerie nationale (Seg), le général Richard Ravaloma­nana a même indiqué que sans hésiter, ils vont procéder à des arrestations au cas où des personnes s’entêtent dans leurs idées.

Contrairement à la manifestation du samedi 13 février, les arrestations ne se limiteront plus aux simples partisans, mais pourront également viser les meneurs.

«La personne signataire de la demande rejetée, sera pris pour responsable au cas où des individus enfreignent l’interdiction préfectorale. Tant qu’elle n’a pas déclaré publiquement que la manifestation n’aura pas lieu, nous la retiendrons comme responsable des attroupements sur place», a indiqué le général Richard Ravalomanana en marge d’une réunion avec tous les responsables de la sécurité, au Toby Ratsiman­drava hier.

Immunité parlementaire

Le Seg a par ailleurs souligné que les forces de l’ordre sont prêtes à arrêter toute personne, peu importe sa fonction ou qualité, du moment qu’elle passe outre la Loi. Il a cité l’exemple de certains politiciens qui pensent intouchables en servant comme bouclier leur immunité parlementaire. Il a rappelé que conformément à la Loi, l’immunité parlementaire n’est applicable que lorsque l’acte qui ne relève pas du flagrant délit, n’est pas commise durant une session parlementaire. D’ailleurs, selon toujours le général Richard Ra­valomanana, certaines con­damnations ne sont pas con­cernées par l’immunité parlementaire. Jusqu’à hier soir, aucune déclaration annulant l’attroupement n’a été faite par les membres de l’opposition.

Rakoto

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