Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Secteur agricole: un régime fiscal spécifique en gestation

Secteur agricole: un régime fiscal spécifique en gestation

Le régime fiscal réel  n’est pas encore adapté aux exploitants agricoles à Madagascar, constate l’administration fiscale. Elle travaille aujourd’hui à la mise en place d’un régime fiscal spécifique dédié aux paysans. 

Un nouveau régime fiscal destiné aux exploi­tants ruraux est en gestation, pour formaliser les activités dans le secteur agricole. Ceci devrait être intégré dans la loi de finances 2022.
« Nous avons déjà apporté des réformes à la loi de finances 2021 à travers la mise en place d’un minimum de perception pour toutes les activités à Ma­dagascar. Cela va se poursuivre avec ce nouveau régime fiscal dédié aux paysans. Ces derniers constituent une grande partie de la population malagasy, mais force est de constater que le faible niveau d’éducation en  milieu rural ne leur permet pas de procéder aux obligations fiscales suivant le régime existant ac­tuel », a expliqué Germain, Directeur général (DG) des impôts, à ce sujet.

Des procédures simplifiées

Les procédures de for­malisation des exploitants ruraux seront ainsi beaucoup plus simplifiées. Dans le secteur vanille, alors que le prix de ce produit de rente était à un niveau élevé en 2019, Germain a expliqué que le chiffre d’affaires des planteurs pouvait atteindre les 200 millions d’ariary.
Pourtant, à ce seuil, le contribuable doit avoir une comptabilité, facturer ses transactions et effectuer des déclarations mensuelles. « Il est évident que tous les paysans n’auront pas les moyens d’engager un expert comptable ou un conseiller fiscal. Voilà pourquoi ce régime fiscal spécifique est nécessaire pour formaliser les exploitants ruraux », a poursuivi le DG des impôts.
L’élargissement de l’assiette fiscale à travers la formalisation des activités in­formelles reste le grand chan­tier de l’administration fis­cale aujourd’hui. En 2020, la direction des impôts a pu intégrer 100.000 contribuables dans le système formel à travers plusieurs campagnes comme la campagne Anjara Hetrako.
« Le nombre de contribuables est passé de 350.000 à 450.000 en 2020. Mais il est à noter que 70% des opérateurs présents à Madagascar travaillent toujours dans le secteur informel », a conclu le DG des Impôts.

Riana R.

Les commentaires sont fermées.