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Henry Douliot: journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (66)

De Manja à Vondrové, j’ai traversé vingt cours d’eau ; nulle part ailleurs sur ma route je n’en ai rencontré autant pour un trajet d’environ 50 kilomètres. Les uns, le Manja, l’Alamisy, l’Andranovoritelo ou Tanivaky, appartiennent au bassin du Maitampaka ; les autres, le Kelilambo, l’Antsoha, le Beanana, l’Antsikoty, le Bevia, l’Ampasitsiaka, l’Ankirambo, le Marofy, l’Androabé, l’Andafia, l’Andranofotikely, le Tandrano, l’Ankaréké se jettent dans l’Anadranta, affluent nord du Mangoka. Beaucoup de ces cours d’eau ne sont que des ruisseaux que j’ai traversés près de leur source. J’aurais voulu prendre une route plus à l’est pour connaître d’autres affluents de l’Anadranta ou du Marotaniraty, mais il n’en existe pas d’autre entre Vondrové et Manja que celle que nous avons suivie, et nous sommes forcés de revenir sur nos pas jusqu’à Andranolo.

Nous quittons Vondrové le 27 août à 1 h. 45, et nous gagnons le village d’Anadranta, que gouverne Tsimivona et où une chèvre nous attend. Le lendemain, nous partons de bonne heure et nous déjeunons au bord du Tandrano ; le soir, nous retrouvons nos hommes à Bevia. Le 29, nous allons à Manja, ou plutôt au village d’Andasibé, qui est un peu au sud de la rivière et où le chef Tsiraty nous reçoit généreusement.

Le 30, nous arrivons à Soa-Lengo où je retrouve mon blessé complètement guéri. C’est le chef Havandra qui m’avait donné l’hospitalité lors de mon premier passage, je loge cette fois-ci chez un autre chef Antsangilo qui me fait apporter 4 sahafa de kabija (c’est-à-dire de farine de tavolo), avec un petit morceau de charbon placé au milieu de la farine pour en faire ressortir la blancheur, puis un gros fisia de riz et une belle chèvre. Rasala et Tsialofa échangent leur sang avec Antsangilo et Manifaka, le frère de Raoty. Je me mets en frais en achetant un litre de rhum à des Hova qui passent, Antsangilo en fait autant, le père de mon blessé apporte aussi une bouteille, et l’on festoie.

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