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Apaisement: les provocations doivent cesser

Apaisement: les provocations doivent cesser

Quoi qu’en dise l’opposition, la manifestation interdite dans la capitale samedi, n’a pas fait recette. Les Tananariviens n’ont pas répondu à l’appel des députés Tim, à descendre dans la rue. C’est le signe que la population de la ville des Mille aspire à la paix et à la stabilité en cette période difficile causée par la pandémie de Covid-19. L’heure est à l’apaisement. 

Malgré les provocations des deux côtés, la situation n’a pas dégénéré pour la simple raison que les Tananariviens, contrairement à l’attente de l’opposition, n’ont pas été au rendez-vous. Pour les observateurs, à travers ce geste, la population de la capitale a voulu lancer un message fort à l’égard de l’opposition et même de l’Etat. Elle ne veut plus s’embarquer dans une nouvelle aventure intitulée énième crise politique à Madagascar.
Pour dire que le contexte n’est pas propice à la provocation par médias interposés. Toute forme d’expression, comme les émissions radiophoniques, à l’image de «Miara-Manonja» ou même «Tambatra», n’aura plus leur raison d’être, si elles portent atteint à l’ordre public. Il serait donc tout à fait légitime que ce genre d’émission, soit suspendu. Cela ne mène à rien car la population a d’autres chats à fouetter en cette période de crise sociale et économique.
Hier, pour la première fois depuis plusieurs semaines, les ténors de l’opposition ne s’étaient pas exprimés sur les ondes. Après cette accalmie, les observateurs s’attendent ainsi à ce que les appels visant à créer la tension au sein de l’opinion, cessent sur le champ. En effet, plusieurs personnalités ont déjà lancé un appel à l’apaisement et au dialogue. Comme c’est le cas du vice-président du Sénat, Herilaza Imbiki.

Economie en berne
Si l’opposition arrête la mobilisation de ses partisans à travers l’émission «Miara-manonja», il est fort probable que le camp d’en face cessera également «Tamba­tra». D’un côté comme de l’autre, le contexte semble plus propice au dialogue. D’autant que personne n’a intérêt à ce que la situation s’envenime. En effet, bien qu’avortée durant le week-end, la tentative de l’opposition de manifester dans le centre-ville a créé un vent de panique auprès de la population, en particulier à Analakely. Leurs activités ont été perturbées. Et pour cause, une grande partie des établissements de commerce ont choisi de fermer leur porte par peur d’être vandalisés.
Sans oublier que l’impact de la pandémie de Covid-19 se fait encore sentir, no­tamment sur le plan éco­nomique. Pour dire que le pays ne se relèvera pas d’une nouvelle crise politique. Tous les observateurs avertis, plus encore les économistes, s’accordent sur ce point.

J.P

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