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Henry Douliot: Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (64)

Nous longeons cette rivière et nous apercevons à l’ouest la montagne de Mandrangalataka, un peu plus au nord le pic d’Ambohimarangitsa et plus au nord encore celui de Marotaola. Il y a plusieurs villages sur les bords de l’Anadranta qui portent tous comme nom générique celui de la rivière et ne se distinguent les uns des autres que par le nom de leur masondrano : Raharo est le chef du premier ; Mahabo, celui du second ; Tsimivona, celui du troisième. Nous arrivons chez ce dernier à 9 h. 10 et, après une heure de kabary, on me donne, pour me reposer, une affreuse cabane sans natte et sans kibany, en me promettant une chèvre, mais, malgré ce cadeau en perspective, je repars immédiatement pour gagner le Mangoka au plus vite ; si jamais je reviens ici, nous mangerons alors la chèvre.

Nous traversons l’Anadranta et, tournant le dos à l’Ambohimarangitsa, nous suivons le lit desséché d’un de ses bras par lequel le trop plein de cette rivière vient se déverser dans le Mangoka à l’époque des crues, c’est-à-dire des pluies. Le sable desséché est fatigant et nous avançons lentement en plein soleil, mais nous entrons bientôt dans la forêt, laissant à notre gauche le riche village d’Ampandra que limite du côté de l’est une montagne de grès, au pied de laquelle passe la rivière desséchée qui s’étend vers l’est dans un vaste cirque où abondent les fandra (ou vakoa) rameux, grands comme des sapins, et où poussent en abondance, à perte de vue, le riz et les bananiers. Après avoir contourné le flanc de la colline, nous arrivons à la petite source sulfureuse de Mantsivarilavaka où abondent les Beggiatoa. Enfin, à 1 heure, nous nous arrêtons sous un grand tamarinier en vue de Vondrové ; nous n’avons point ici à faire de longs kabary, car mes hommes sont connus et plusieurs y ont des frères de sang. On me présente de suite au chef Tsiambohitsa, et l’on me donne une case.
Vondrové est à quelques minutes au nord du Mangoka. Le Mangoka est un beau fleuve, large de plus de 500 mètres et profond, qui coule sur un lit de sable blanc ; les pirogues à voile des Vezo peuvent le remonter bien plus loin que Vondrové.

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