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Henry Douliot: Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (63)

Après ce repas bien gagné, à 2 heures, nous reprenons notre route vers le sud-ouest et nous traversons successivement l’Andafia, l’Andranofotikely, qui est un tout petit ruisseau, le Tandrano, l’Ankaréké, qui tous coulent vers le sud et vont se jeter plus ou moins directement dans l’Anadranta. Divers sommets se dressent devant nous : l’Ambohimaranitsa, l’Ambohifoly, l’Ambohijaza ; le premier est un pic inaccessible, car aucun sentier ne coupe la forêt au milieu de laquelle il se dresse et mes velléités d’ascension sont impuissantes à vaincre la résistance des indigènes. Toute cette contrée est très accidentée et couverte d’arbres. Nous n’arrivons qu’à la nuit au village d’Anadranta ; c’est Raharo, un fils de Tsiatelo, qui en est le chef. On nous fait attendre une heure avant de nous donner une case inhabitable, et le chef reste invisible ; Tsialofa se met en quête d’une maison plus convenable que je loue pour une brasse de toile ; à peine suis-je installé qu’on m’annonce la visite de Raharo ; vingt hommes s’assoient autour de lui en carré devant ma porte et nous commençons un kabary qui dure une heure, en pleine nuit noire. Demain, on me donnera une chèvre, mais j’aimerais beaucoup mieux avoir tout de suite une poule, enfin il faut me contenter de manger un peu de riz, puis je dors. La chèvre de Raharo n’était pas un leurre ; venue trop tard pour être cuite et mangée hier, mes hommes se sont contentés de la tuer, mais dès l’aurore ils l’ont mise dans la marmite et, à 7 heures et demie du matin, il n’en restait plus qu’un gigot qu’on m’avait heureusement réservé.

Le village de Raharo est au milieu d’une forêt où les reniala abondent ; les collines boisées qui l’entourent, la belle rivière de l’Anadranta qui coule à l’est en feraient un séjour charmant, mais je n’ai pas le temps de m’y attarder, il me faut aller plus au sud. À dix minutes au delà du village, nous trouvons l’Anadranta qui coule au milieu d’une plaine large et fertile, beaucoup plus étendue à l’est qu’à l’ouest.

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