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Décès d’un étudiant à Barikadimy: troubles au sein des universités

Décès d’un étudiant à Barikadimy: troubles au sein des universités

La grève des étudiants de l’Université de Toamasina a viré au drame, hier. Une manifestation qui n’aurait pas dû avoir lieu car au mois de juillet 2020, l’Etat a déjà débloqué et versé sur le compte  de l’Université, les arriérés de bourses d’études d’un montant de 2.678.622.471 milliards d’ariary, pour l’année universitaire 2019-2020, motif de la revendication. Sauf que jusqu’à maintenant, aucun paiement n’a été effectué. Bilan, un étudiant meurt d’une balle perdue, trois autres blessés. 

Le scénario était le même, mais le dénouement est cette fois malheureux. Tout cela parce que l’Univer­sité de Barikadimy a délibérément omis de payer les arriérés de bourses d’études dont le montant a déjà été débloqué par l’Etat, il y a belle lurette. A maintes re­prises, cette situation a mis aux prises les étudiants et les forces de l’ordre, qui s’est achevée par un affrontement musclé coûtant la vie à un étudiant.

Déroulement des faits

Pour se faire entendre, les étudiants sont sortis du campus. Comme à leur habitude, ils ont bloqué la circulation menant vers l’université en brûlant des pneus au milieu de la chaussée. La tension est montée d’un cran quand les étudiants commençaient à lancer des pierres sur les forces de l’ordre.
Ces dernières ont recouru à des gaz lacrymogènes pour disperser les grévistes et les repousser à l’intérieur de l’enceinte de l’Université. Trois étudiants ont été blessés.
Mais, l’ambiance a de nouveau été électrique quand les étudiants reviennent à la charge. Les jets de pierres contre les forces de l’ordre ont repris. Le trouble s’est installé autour du campus obligeant les gendarmes à rétablir l’ordre.

Balle perdue

Au moment où les forces de l’ordre ont refoulé les manifestants à l’intérieur du campus, un élément de la gendarmerie nationale a été pris au piège et cerné par des étudiants. Pour se défendre, ce dernier a dû procéder à deux tirs de sommation. Dans le cafouillage, un des étudiants est atteint d’une balle perdue dans la jambe. « Emmené d’urgence à l’hôpital, le victime n’a pas survécu à ses blessures”, a-t-on appris de la gendarmerie locale.

L’empêchement du président de l’université !

Durant les échauffourées à Barikadimy, les leaders de l’Association des étudiants ont débarqué au bureau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) pour faire valoir leurs revendications aux responsables et demander le pourquoi de cette longue attente. A l’issue de cette rencontre, ces derniers en ont eu les preuves que les bourses devaient déjà être payées depuis des mois.

Médecin après la mort

C’était seulement après la violente manifestation d’hier que l’Université a sorti le calendrier de paiement de ces allocations… Anéanti face au décès d’un étudiant, le Président de l’Association des étudiants, Jean Dauphin Randriamanaja, a fait appel aux responsables à tous les niveaux, d’appliquer des sanctions à l’encontre du Président de l’université de Toamasina, qui n’a pas su prendre ses responsabilités pour empêcher qu’une telle drame ne se produise. Au nom de tous les étudiants, ce dernier réclamé l’empêchement du numéro Un de cette université, qui a fait preuve d’incapacité et de laisser aller dans la gestion de l’université.
De leur coté, les responsables au sein du Mesupres, ont indiqué que l’Etat « ne laissera pas impunis ceux qui ont été à l’origine des échauffourées ayant entrainé le décès d’un étudiant ». La gendarmerie de Toamasina a d’ail­leurs annoncé l’ouverture d’une enquête.

Fahranarison

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