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Chronique: la contre-révolution, ça marche!

Organiser les examens pendant la saison des pluies, c’est vraiment compliqué. On a donc choisi de les organiser à une autre période de l’année, ce qui laisse une certaine marge de manœuvre si l’on considère que la saison des pluies commence au plus tôt en novembre et se termine au plus tard en avril. Marge à  reconsidérer à l’aune de la saison des pluies 2020-2021 ou plutôt 2021 puisqu’elle s’est fait désirer longtemps…

L’argument de la saison des pluies avait été avancé par nos plus hautes instances pour justifier une modification des dates des examens et du calendrier scolaire, lequel avait été arrêté en 2018 pour les cinq années à venir. La rentrée devait être progressivement décalée du mois d’octobre au mois de mars pour qu’en 2023, les élèves reprennent les cours à la fin de la saison des pluies.

Pour des raisons diverses et variées, cette décision n’avait pas enthousiasmé les foules, les parents d’élèves et de nombreux responsables d’établissements scolaires mais au ministère de l’Éducation Nationale, on semblait très déterminé à respecter ce calendrier quasi révolutionnaire, n’ayons pas peur des mots.

La révolution a fait pschitt.

Avec la bénédiction d’une majorité silencieuse, sans doute éprouvée par un quotidien épuisant, la contre-révolution a réussi le pari de rassurer tout le monde, ou presque, avec la garantie d’un enseignement comme celui de Papa et de Grand-Papa.

Comme le retour au français nous avait semblé la seule issue à dix ans d’errance révolutionnaire, le retour au calendrier “normal” était censé baliser toutes les tentatives de reforme de l’enseignement que nous assimilons frileusement à de dangereuses dérives.

C’est étrange comme nous aimons croire que revenir à une norme ancienne nous prépare idéalement à l’avenir comme nous aimons croire que face à tous nos maux, la réconciliation nationale sur fond de fihavanana est la panacée universelle.

Mais à ce jour, cela reste encore à prouver.

 

Kemba Ranavela

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