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    Indice de perception de la corruption: Madagascar gagne neuf places

    Indice de perception de la corruption: Madagascar gagne neuf places

    Transparency international a présenté hier, à Antaninarenina, son rapport sur l’Indice de perception de la corruption 2020 (IPC),  à partir des données d’enquêtes de 2019. Madagascar obtient un point et remonte dans le classement mondial, mais beaucoup restent à faire.    

    Avec un score de 25/100, Madagascar progresse d’un point, passant de 24/100 en 2019 à 25/100 en 2020. Le pays gagne neuf places et se positionne au 149e rang mondial sur 180 pays (158e en 2019). Le défi reste donc énorme pour atteindre les 50/100 annoncés par Andry Rajoe­lina pour 2024, car Mada­gas­car est encore loin de la moyenne mondiale de 43/100.
    Les secteurs les plus touchés par la corruption sont les Collectivités territoriales décentralisées, la Police et la gendarmerie, la justice, l’éducation, l’environnement ou encore le secteur minier.
    A noter que ce rapport est basé sur des enquêtes réalisées en 2019. « A l’époque, le pays venait d’achever les élections et retrouvait la stabilité », a indiqué la directrice exécutive de Transpa­rency international – Ini­tiative Madagascar (TI-MG), Ketakandriana Rafito­son.
    Selon elle, le contexte politique de l’époque expli­que en partie cette petite progression. Sans oublier l’engagement pris par le chef de l’Etat dans la lutte contre la corruption qui a conduit aux poursuites et aux arrestations de gros poissons en matière de corruption comme Mbola Rajao­nah et Claudine Razai­mamonjy. A rappeler aussi que les nominations des responsables du CSI et du Bianco, l’adoption de la loi sur le recouvrement des avoirs illicites ou encore les premières condamnations au Pac constituent des avancées dans ce domaine.
    Ketakandriana Rafitoson estime toutefois qu’il s’agit d’un « petit pas franchi, mais qui est encore loin de ce que pourrait mériter le pays en termes de bonne gouvernance ».
    Selon les données de l’IPC 2020, la République centrafricaine, le Bangla­desh et l’Ouzbékistan ont dépassé Madagascar. La Grande île a cependant devancé le Honduras et le Zimbabwe.

    Des efforts à fournir

    Dans tous les cas, « de gros efforts sont à fournir », a indiqué pour sa part le président par intérim du Conseil d’Administration de TI, Dominique Rakoto­malala.
    « Si le pays souhaite réellement atteindre le score de 50/ 100 en 2024, il devra dès à présent réagir », a-t-il souligné.
    Pour revenir au classement mondial, le Dane­mark, la Nouvelle-Zélande, le Singapour, la Suède et la Suisse occupent toujours la tête tandis que le Venezuela, la Syrie, le Yémen et le Sou­dan du Sud sont à la traine. En Afrique, les Seychelles, le Botswana, le Cap-Vert et le Rwanda sont les pays de référence.

    T.N

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