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Rapatriement de devises : les réalisations se chiffrent à plus de 4.370 milliards d’ariary

Rapatriement de devises : les réalisations se chiffrent à plus de  4.370 milliards d’ariary

Malgré une année 2020 chamboulée par le Covid-19, la Grande île a enregistré de bonnes performances en matière de rapatriement de devises. Le premier bilan des opérations est connu. 

Au titre de l’année 2020, les réalisations se chiffrent à plus de 4.370 milliards d’ariary sur un engagement échu de près de 5.074 milliards d’ariary de devises, soit un taux de rapatriement de 86,14%. Une performance notable, d’abord si l’on tient compte des perturbations de l’économie mondiale occasionnées par la pandémie de coronavirus l’an passé et des précédents résultats. En 2017, une année somme toute normale, un peu plus de 3.529 milliards d’ariary de devises ont été rapatriés sur un engagement de 4.360 milliards d’ariary, soit un taux de rapatriement de 80,92%.
Et ce taux devrait encore être revu à la hausse car d’autres opérations sont en­core attendues d’ici le mois de mars. Sachant que le délai de rapatriement est de 90 jours pour les entreprises de droit commun et de 190 jours pour les zones et entreprises franches.

Produits phares

Parmi les filières pourvoyeurs de devises, la filière vanille figure en haut de la liste avec 1.408 milliards d’ariary. Viennent ensuite les produits miniers dont les recettes d’exportation sont estimées à 1.051 milliards d’ariary, alors que le secteur a été pratiquement à l’arrêt en 2020. On citera également les produits textiles, agricoles, poissons et fruits de mer, les huiles essentielles, ainsi que le girofle.
Quoi qu’il en soit, sur les quatre dernières années, un peu plus de 25.000 milliards d’ariary ont été rapatriés.

L’ariary grand gagnant

Ces bonnes performances auront des impacts positifs sur l’ariary qui connaît effectivement une certaine stabilité depuis quelques jours, sinon semaines. Et pour cause, les devises rapatriées devant être cédées sur le marché interbancaire de devises, les offres s’en trouvent augmentées et vont amortir voire freiner la dé­préciation de la monnaie nationale.
Mais déjà, force est de constater que l’opérationnalisation du Système intégré de gestion des opérations de change (Sig-OC) a contribué à ce bon résultat.
A travers ce système informatisé, le ministère des Finances a ainsi misé sur la bonne gouvernance et la transparence dans le domaine des exportations et iportations, ainsi que le traitement des dossiers liés au change. D’autant que ce système présente de multiples avantages autant pour les banques qui bénéficient d’un meilleur suivi des dossiers d’imports et exports de leurs clients, que les opérateurs qui jouissent de la rapidité et des facilités administratives.
A noter que ce Sig-OC permet également une meil­leure traçabilité des opérations de change, mais surtout, de détecter facilement les infractions à la réglementation sur les changes.

N.R.

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