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Sénat: Quid de son président ?

Sénat: Quid de son président ?

Suite à la nomination par le président de la République de son quota de six membres de la Chambre haute, hier, les yeux sont rivés sur Anosy. Et pour cause, la constitution du bureau permanent du Sénat sera à l’ordre du jour de la première réunion, prévue ce jour. 

Au complet. Après l’officialisation par la Haute cour constitutionnelle (HCC) des douze nouveaux sénateurs de Madagascar, le 7 janvier, le chef de l’Etat a nommé, hier, les six autres membres complétant la Chambre haute. La réunion spéciale prévue ce jour sera axée sur la constitution du bureau permanent de cette institution et la formation des différentes commissions. Cependant, c’est l’élection de son président qui retient toutes les attentions. Et pour cause, la Loi fondamentale confère à celui-ci un rôle capital.
A titre d’illustration, l’alinéa 2 de l’article 46 de la Constitution de la IVe Ré­publique dispose que « Le président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel. Dans ce cas, le président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu’à l’investiture du nouveau président ». C’était le cas du président du Sénat sortant, Rivo Rakotovao, en 2018. Par ailleurs, l’article 50 dispose également qu’« En cas d’empêchement temporaire, les fonctions de chef de l’Etat sont provisoirement exercées par le président du Sénat ».

Des « hommes » de confiance

Parmi les sénateurs nommés figurent trois ju­ristes de formation, à sa­voir Herilaza Imbiki, actuel secrétaire général du mi­nistère de la Justice, Landy Mbolatiana Randriama­nan­tenasoa et Hajaniaina Ta­hina Andrianandrasana. Ma­haleo Victor Tsiebo, an­cien membre du Congrès de la transition, membre du staff du ministère de la Jeu­nesse et des sports et fidèle partisan, Richard Bajohn Ramanambitana, directeur de la communication institutionnelle au sein de la Commune urbaine d’Anta­na­narivo, ainsi que Jean André Ndremanjary, ancien ministre des Sports, complètent une liste composée d’hommes de confiance du chef de l’Etat.
La Loi fondamentale, en son article 81, stipule en effet que le Sénat comprend, « pour deux tiers, des membres élus en nombre égal pour chaque province, et pour un tiers, des membres nommés par le président de la Ré­publique, pour partie, sur présentation des groupements les plus représentatifs issus des forces économiques, sociales et culturelles et pour partie en raison de leur compétence particulière ».
Pour rappel, les sénateurs nouvellement nommés n’ont jamais siégé en tant que parlementaires. Et avec une sénatrice élue et une nommée, deux femmes seulement accèdent à la Chambre haute durant ce mandat.

J.P

Ndremanjary fait son grand retour
Ancien ministre des Sport ainsi que de l’Enseigne­ment technique et de la formation professionnelle durant la Transition, Jean André Ndremanjary, alias Iaban’i Kemba, est une personnalité connue dans le milieu sociopolitique. Cet originaire du Sud-Est s’est par la suite éclipsé de la scène politique, notamment entre 2014 et 2019, laissant la place à quelques-uns de ses proches familles occuper le devant de la scène politique.

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