Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Mercredi des idées en goguette: Attention, danger…

Il y a péril en la demeure. Etant donné tout ce qui s’est passé l’année dernière et vu comment le virus continue de se comporter, tout être humain doit s’inquiéter dès lors que les statistiques de contamination recommencent à repartir à la hausse. A moins de n’avoir rien retenu ni appris de ce passé très récent.

Et cela se confirme : beaucoup d’entre nous ont la mémoire défaillante. Le Covid-19, l’état d’urgence sanitaire, le confinement, les hôpitaux saturés, le personnel de santé débordé, les morts… A constater le laxisme ambiant, tout cela semble oublié, un lointain souvenir. Mais, encore plus incongru, le département de la Santé avait récemment lancé de but en blanc que cette augmentation des nouveaux cas était prévisible. Prévisible mais non évitable ? Cela fait plusieurs semaines, voire mois que pratiquement tout le monde se comporte comme si le virus n’était déjà plus parmi nous : les masques tombent, la distanciation physique devient une notion quasi-inconnue. La menace s’est insinuée sans que personne n’ait levé le petit doigt. Bref, l’impression que les autorités se sont noyés dans le laisser-aller en même temps que la population a lentement mais sûrement emprunté la voie du relâchement… Pour juste regarder les choses venir.

Erreurs d’appréciation

L’année ne commence en tous les cas pas de la meilleure des manières au niveau sanitaire. La réaction a tardé car ce n’est que maintenant que l’on recommence à brandir les sanctions en cas de non-respect de l’obligation de port de masques. Le mal est apparemment déjà fait, sachant que le plus à craindre est que l’on ne sait pas encore à quel point. Le virus semble intelligent et a évolué vers de nouveaux variants. N’ayant pas eu l’intelligence de maintenir un certain niveau de vigilance, nous avons reculé en le laissant reprendre du terrain.

Le voilà, justement, le principal problème de bon nombre d’entre nous : soit à se croire un pays et une population exceptionnels, dotés d’une immunité collective contre toutes les maladies, soit à se tromper constamment d’objet de crainte. Depuis le début, beaucoup redoutent plus le confinement que le Covid-19 lui-même ; pas moins carburent plus à la peur des Travaux d’intérêt général qu’à celui du virus ; certains, pendant la longue période d’état d’urgence sanitaire, ont fait le choix délibéré de tenter leur chance avec la maladie plutôt que la faim. Et les déclarations officielles n’arrangent rien à la chose car, alors que le virus continuait insidieusement de faire des victimes, les responsables n’ont eu cesse de tenir un discours conciliant, positif, optimiste. A tel point que pratiquement tout le monde en est arrivé à oublier son existence… Mais aussi le fait que les difficultés socio-économiques actuelles demeurent une conséquence directe de la crise sanitaire de l’année dernière et de l’actuelle pandémie mondiale.

Profiteurs

Le pays continue effectivement de subir les impacts du coronavirus. Et les spécialistes ès-récupération politique en profitent pour placer leurs pions en jouant sur cette fibre socio-économique.

A preuve, ne voilà-t-il pas qu’un ancien président refait subitement surface et, depuis l’extérieur, se montre plus loquace en deux semaines qu’il ne l’a jamais été depuis sa défaite cuisante de la dernière élection présidentielle. Tenant presque exactement le même langage, un autre ex-chef d’Etat motive ici ses troupes en lui promettant de l’action. Quel type d’action ? Nul ne le sait. Mais si c’est dans la même veine des quelques mouvements de revendications de ces dernières semaines, cela n’augure rien de bon en termes de maîtrise du Covid-19. Ce serait même complètement irresponsable surtout si les chiffres continuent de grimper. Pour faire une petite digression, à tort ou à raison, d’aucuns voient dans les manifestations des étudiants de l’ENS dans quelques régions, un départ de feu qui, à terme, pourrait embraser les institutions en place. Peut-être. Mais ce qu’on y gagnera à coup sûr, c’est un rebond de l’épidémie.

Ce qu’il adviendra de cette année dépendra du comportement des uns et des autres dans les prochains jours. A la population de faire preuve de responsabilité pour s’astreindre au respect des gestes barrières. A défaut, elle ne pourra s’en prendre qu’à elle-même si jamais leur pire cauchemar, en l’occurrence le confinement et le couvre-feu devaient à nouveau être décrétés. Pareillement, à charge pour les responsables publics de faire respecter les dispositifs sanitaires, mais également de régler les problèmes qui pourraient être sources de foyers de tensions.

L’économie du pays ne se relèvera pas d’un autre choc, que ce soit une autre vague de contaminations d’ailleurs ou une explosion sociale. Ou les deux…

N.R.

 

Les commentaires sont fermées.