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Institutions en chantier

Institutions en chantier

Presque deux ans après l’investiture de l’actuel président de la République, les institutions entrent actuellement en mode renouvellement. Du moins un certain nombre d’entre elles qui connaîtront d’ici quelques jours ou semaines une nouvelle composition.
Le Sénat, en format réduit, entrera en fonction une fois que les membres nommés auront rejoint les élus. Les ministres se retrouvent une nouvelle fois sous le coup d’une évaluation, avec un remaniement en ligne de mire, quelle qu’en soit l’ampleur. Des juges constitutionnels, dont le président de la HCC, arrivent en fin de mandat d’ici peu, tout comme les membres de la Ceni dans quelques mois. Une année charnière donc pour les institutions, et que le régime a également placé sous le signe des grands travaux pour l’émergence.
Le timing n’était sans doute pas calculé dans la mesure où la durée des mandats était tributaire des dates de prise de fonction. Mais, coïncidence ou non, cela jouera en faveur de la mise en œuvre des grands chantiers prévus. Il ne devrait, en principe, pas y avoir de grand suspense pour ce qui est de l’adoption des budgets y afférents ou lois de finances rectificatives, et l’Exécutif aura toute latitude pour nommer les membres du gouvernement qu’il estimera à la hauteur de la tâche.
Après le scrutin de décembre 2020 en effet, il ne reste pratiquement plus que des nominations à faire et il y a des chances que, hormis les postes techniques, certaines institutions dont le Sénat principalement, soient désormais fortement teintées d’orange ou de ses déclinaisons. A cela, les opposants ne devraient avoir rien à redire, d’abord parce qu’ils avaient tout fait, alors qu’ils tenaient les rênes du pays, pour faire main basse sur toutes les institutions sous couvert de stabilité politique, et ensuite parce qu’ils ont volontairement refusé de prendre part aux élections. Le décor se plante lentement mais sûrement.
Et à moins que le Covid-19 ne revienne en force – la menace s’insinue d’ailleurs dangereusement si l’on se réfère aux dernières statistiques hebdomadaires – il n’y aura pas d’excuse pour ceux à qui le travail a été confié et qui auront failli à leur mission.

N.R.

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