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Foyers de tension: l’opposition tire les ficelles

Foyers de tension: l’opposition tire les ficelles

Alors que le régime entame bientôt la deuxième moitié de son mandat, l’opposition essaye, de nouveau, de se faire entendre auprès de l’opinion en fomentant des foyers de tension.

Un air de déjà-vu. Ces derniers jours, des foyers de tension s’allument au moment où le pouvoir démarre en trombe la deuxième moitié de son mandat. C’est notamment le cas avec la manifestation des étudiants de l’Ecole normale supérieure de la capitale jeudi, qui s’est propagée très rapidement dans d’autres provinces, à Antsiranana et à Toliara. A Antsiranana, les «étudiants» ont saccagé, dans la soirée, un bâtiment administratif. Ce qui est loin d’être une revendication… normale.
A cela s’ajoute le recours à nouveau aux bombes artisanales dont à Tsiadana. Des mouvements sociaux sont apparus subitement avec l’appui des stations audio­visuelles appartenant aux membres de l’opposition qui diffusent en direct le déroulement des événements.
Des sources concordantes précisent d’ailleurs que les syndicats de travailleurs ainsi que les enseignants Fram seront également mo­bilisés dans les jours à venir. L’objectif est, a priori, de montrer que la situation est ingérable pour le régime. D’ailleurs, lors d’une réception de nouvel An de sa formation politique, un chef de parti de l’opposition a ré­cem­ment signalé que l’année 2021 sera cruciale car son parti ne pourra pas attendre la prochaine échéance électorale pour se mobiliser. Ap­paremment, ses pairs ont entendu son appel et se­raient prêts à tout pour en­venimer la situation.

Déstabilisation

A vrai dire, l’opposition croise les doits pour que le régime actuel fasse chou blanc à cause de la crise sanitaire, c’est loin d’être le cas finalement. Le pouvoir a su concrétiser une grande partie de ses promesses, notamment la mise en place de différentes infrastructures. Cer­tains sont, certes, encore en cours mais une grande partie est achevée.
A défaut d’argument va­lable sur le terrain politique, l’opposition absente du tableau électoral tente ainsi de déstabiliser en créant des foyers de tension. Comme l’a fait savoir la ministre de la Communication et de la culture, Lalatiana Andriaton­garivo, lors de son intervention sur la chaîne nationale, vendredi, «L’opposition sait que si le président réussit
la première moitié de son mandat, le régime pourra prétendre facilement à se faire réélire» et qu’il ne faudrait pas que la population, notamment les étudiants, entre dans ce jeu des politiques.

Rakoto

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