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Secteur eau: l’Etat travaille sur plusieurs investissements majeurs

Secteur eau: l’Etat travaille sur plusieurs investissements majeurs

Renforcer les investissements dans le secteur eau. Dans ce sens, l’Etat compte aujourd’hui mettre fin au problème récurent de ressources et d’approvisionnement en eau. Voahary Rakotovelomanantsoa, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH) a dévoilé hier les défis majeurs à relever dans ce secteur. 

Un secteur vital. Les besoins en eau à Ma­dagascar restent loin d’être satisfaits, faute d’investissements dans ce secteur. L’Etat compte renverser cette tendance.
Rien que dans la capitale, le gap de 100.000 m3 d’eau par jour n’est toujours pas comblé car « La station de Mandroseza, d’une capacité de 240.000 m3 d’eau par jour, ne permet pas de satisfaire la demande des Tananariviens qui est de 300.000 m3», a fait savoir le numéro un du MEAH, Voa­hary Rakotovelomanan­tsoa, pour expliquer le problème récurent d’eau dans la capitale, lors d’une rencontre avec la presse, hier à son bureau à Ambohijatovo Am­bony.

Un projet d’une valeur de 100 millions de dollars en partenariat avec la Banque mondiale est désormais en négociation pour réaliser le schéma d’alimentation en eau à Antanananarivo. Il s’agit d’un document stratégique qui permettra de créer d’autres grandes infrastructures (barrages, stations de traitement…) pour augmenter la capacité de production d’eau dans la capitale.

Par ailleurs, le MEAH et la Jirama travaillent déjà sur la mise en place de huit unités de traitement conteneurisées, entre autres à Ankadin­dratombo, Sabotsy Nameha­na, Amoronakona et Ambo­hidrapeto.
Réhabilitation du réseau d’eau d’Antananarivo
La vétusté des infrastructures entraîne aussi l’insuffisance d’eau potable dans la capitale. Le rendement du réseau d’eau à Antananarivo n’est que de 60% actuellement.
« Nous travaillons déjà sur la réhabilitation du réseau d’eau à Antananarivo. Il s’agit d’un important défi dont la réalisation s’étend sur plusieurs années », a indiqué Voahary Rakotove­lo­ma­nantsoa à ce propos. Selon les détails ap­portés par la ministre, la ré­habilitation a commencé dans la commune d’Itaosy qui connaît, depuis des an­nées, d’importants problèmes d’approvisionnement en eau. Ainsi, 9 km de con­duite d’eau vétuste y a été remplacée.
L’objectif pour Antana­narivo est de remplacer 90 km de conduite d’eau. La réhabilitation du réseau d’eau de cette localité fait partie du projet Jirama water III financé à hauteur de 67 millions d’euros par l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI).
Mais en attendant le lancement officiel de ce projet, la Jirama a déjà entamé des travaux dans la capitale. Comme solution d’urgence, 120 citernes d’eau d’une capacité de 10 m3 chacune ont été installée dans les zones qui rencontrent un important problème d’approvisionnement en eau.
L’Etat travaille également avec le secteur privé pour mobiliser les investissements dans le secteur eau. A l’issue d’un atelier réunissant toutes les parties prenantes dans ce secteur à la fin de l’année 2020, une dizaine d’opérateurs se sont prononcé pour y investir à Madagascar, a fait savoir Voahary Rakotovelo­ma­nan­­tsoa.
La ministre a toutefois précisé que les investissements prévus « doivent convenir à la réalité à Madagascar pour éviter les cimetières de projets ».

Riana R.

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