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Zone de libre-échange continentale africaine :Madagascar prépare son intégration

Zone de libre-échange continentale africaine :Madagascar prépare son intégration

La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)  est officiellement entrée en vigueur le 1er janvier 2021. A ce sujet, Madagascar prépare aujourd’hui  la ratification d’un accord signé  en mars 2018, qui marque son intégration dans ce marché unique.  

Le marché unique Zle­caf devrait regrouper 1,3 milliard de consommateurs et prévoit d’ici 15 ans au plus tard, de supprimer 90% des taxes douanières sur les biens et services. Madagascar fait partie des 54 pays africains à avoir signé l’accord depuis son lancement à Kigali en mars 2018. Mais la Grande île ne fait pas encore partie des 34 pays qui l’ont ratifié, a fait savoir Lantosoa Rakotoma­lala, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica), au mois de novembre.

Selon ses dires, «  La ratification de l’accord marquant l’intégration dans ce marché nécessite une préparation, tant au niveau de l’Etat que du secteur privé. Nous devons préparer notre structure économique et surtout notre structure d’exportation qui reste inchangée depuis des décennies ».

La ministre a abordé les doutes émis par le secteur privé malagasy, à propos de l’intégration de Madagascar dans ce bloc économique. D’ap­rès elle, «la crainte d’une inondation des importations sur le marché intérieur est compréhensible. Mais il faut dire que c’est déjà le cas actuellement. Voilà pourquoi nous collaborons de concert avec le secteur privé pour relancer à nouveau le secteur de l’industrie à travers le programme Odof. La priorité est d’être capable de répondre d’abord à la demande du marché local qui représente 26 millions de consommateurs ».

Passage obligé

Du côté du secteur privé, Hassim Amiraly, président du Syndicat des industries de Madagascar (Sim) avance que l’intégration régionale est un passage obligé vu le contexte actuel. «  L’impor­tant aujourd’hui, c’est d’être prêt à affronter ce marché et toutes les discussions vont dans ce sens », a-t-il souligné.

La Zlecaf vise principalement à accroître les échanges commerciaux entre pays africains qui ne représentent en ce moment que 16% de leur total. Alors qu’en Eu­rope et en Asie, le taux dépasse largement les 60%. Selon les analyses de la Banque mondiale, le marché commun pourrait sortir des dizaines de milliers de personnes de la pauvreté d’ici 2035.

Concrètement, aucun changement n’aura lieu dans l’immédiat, après la mise en vigueur de la Zlecaf, car de nombreux points restent à négocier, entre autres, la baisse des droits des douanes, les produits concernés et les offres tarifaires.

Riana R.

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