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Thierry Rajaona : «La décroissance à -4,2% était évitable»

Thierry Rajaona : «La décroissance à -4,2% était évitable»

Une année terrible. C’est ainsi que Thierry Rajaona, le président du Groupement des entreprises de Madagascar (Gem) définit l’année 2020. 

Madagascar a enregistré une de ses plus mauvaises performances avec un taux de croissance de -4,2% en 2020, alors que l’Afrique en général a enregistré un taux de croissance de -3%, a annoncé Thierry Rajaona, président du Gem, lors d’une ren­contre avec la presse, hier à Antsahavola.

Comme partout dans le monde, le secteur du tourisme reste le plus touché par la crise du Covid-19 à Mada­gas­car et jusqu’à présent, la reprise des activités touristiques est toujours incertaine. Au moins 15% des salariés formels ont perdu définitivement leur emploi sans in­demnité de chômage. Le secteur du textile qui dépend beaucoup de la consommation en Europe et aux Etats-Unis, a régressé de 50%, de même que le secteur minier, durement touché face à la fermeture du plus grand investissement en la matière qu’est Ambatovy, depuis le mois de mars. C’est le bilan dressé par le président du Gem à propos de la crise traversée en 2020.
Et pourtant, «la décroissance de -4.2% était évitable», selon Thierry Rajaona, en faisant référence au plan de mitigation préparé par le secteur privé et le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica), ainsi que les PTF et qui a été finalement abandonné. Puis le Plan multisectoriel d’urgence (PMDU), initié par la Prima­ture dont une grande partie n’est pas encore appliquée, essentiellement les points concernant le soutien au secteur privé. Ce dernier se réfère donc aux chiffres de la Banque mondiale annoncés dans la note de conjoncture économique, publiée ce mois. Alors que l’Etat a tablé sur une croissance de -0,8% pour l’année 2020.

D’après le président du Gem, «Le secteur privé ne dirait pas que Madagascar aurait eu une croissance positive comme la Chine avec un taux de 2% cette année, ou même certains pays d’Afrique qui ont pu avoir un accroissement de 1%. Toute­fois, le secteur privé estime qu’on aurait pu circonscrire cette crise si on avait mis les moyens pour soutenir l’économie».

Le secteur privé reste ouvert au dialogue

Questionné sur le dialogue public-privé, Thierry Rajoana répond qu’«il est au point mort aujourd’hui, après la rencontre au mois de juin qui était unique». Le secteur privé sollicite aujourd’hui un dialogue public-privé au plus haut niveau, après avoir constaté que les res­ponsables ministériels n’ont pas carte blanche dans la décision à prendre. «Autant nous arrivons à engager un dialogue avec les différents responsables ministériels, nous nous apercevons que la décision ne se prend pas au niveau des ministres. Ce qui nous amène à solliciter un dialogue public-privé au plus haut niveau», précise le président du Gem.

Riana R.

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