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Commission d’enquête parlementaire : le Sénat tire des plans sur la comète

Commission d’enquête parlementaire : le Sénat tire des plans sur la comète

Visiblement sur la corde raide, le sénat en fin de mandat ne manque pas d’imagination débor­dante. Les sénateurs ont adopté hier à Tsimbazaza la résolution relative à la création d’une commission d’enquête parlementaire, chargée d’examiner plusieurs dossiers chauds au cœur de l’actualité cette année.

Si quelques jours auparavant, les parlementaires de la Chambre haute boudaient la session pour des raisons budgétaires, main­tenant ils semblent jouer leur va-tout et foncent tête baissée dans une démarche qui aurait peu de chance d’aboutir. Histoire de tirer à boulets rouges sur le régime en place.
Quatre commissions d’enquête parlementaire ont été créées hier à Anosy, à l’issue d’un vote des sénateurs. Comme leur nom l’indique, elles sont chargées d’enquêter sur la gestion des fonds destinés à la lutte contre le Covid-19, la mutinerie de Farafangana, les doublons constatés lors des dernières élections ainsi que l’achat d’armes de guerre.
«Toutes les personnes con­cernées seront convoquées pour enquête auprès du Sénat», a indiqué le sénateur et non moins président de la commission en charge des élections, Olivier Rakotovazaha, joint au téléphone hier. Des rapports seront rédigés une fois les dossiers bouclés et seront envoyés auprès du président du Sénat, Rivo Rakotovao. «Les dossiers seront par la suite transférés auprès des juridictions compétentes», a-t-il expliqué.

Peu probable

Avec cette commission d’enquête, le Sénat abat sa dernière carte. Mais, il sait pertinemment que cette dernière tentative d’ébranler le pouvoir est d’avance vouée à l’échec. La session se terminera le 18 décembre, le mandat des sénateurs quant à lui s’achèvera au mois de février. Une fois encore, le temps joue en leur défaveur car de telles investigations nécessitent beaucoup de temps que cette commission d’enquête n’en a pas.
Le numéro Un du Sénat lui-même a fait savoir hier qu’il est probable que tous les dossiers ne soient pas terminés à temps, cependant le plus important est que «les dirigeants successifs puissent garantir la transparence et l’application des lois dans la gestion du pays».
Les sénateurs tenteront ainsi de terminer les dossiers avant la fin de cette session, lesquels à défaut, seront transmis à leurs successeurs. Cela, «Afin de garantir la continuité des activités parlementaires», a expliqué le président de la Commission «Elections».
Les parlementaires procéderont à la mise en place de chaque bureau dès ce jour pour pouvoir débuter les travaux. Chaque commission sera composée chacune de 9 membres dont un pré­sident, 4 vice-présidents et 4 rapporteurs.
«Les convocations des personnes concernées par les différents dossiers débuteront dès la semaine prochaine», a conclu le sénateur Olivier Rakoto­vazaha.

T.N

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