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Solohery Razafindrakoto, procureur près le Pac : «Il faut laisser travailler la HCJ»

Solohery Razafindrakoto, procureur près le Pac : «Il faut laisser  travailler la HCJ»

Par rapport à 2018, l’activité 2019 du Pôle anti-corruption (Pac) a augmenté. Un seul bémol, certaines affaires de corruption et de détournement de fonds impliquant des anciens dirigeants, restent en suspens, du fait que leur mise en accusation par les députés devant la Haute Cour de justice (HCJ), semble repousser aux calendes grecques. 

Lors de la séance de présentation du rapport annuel pour 2019, le Procureur général du Pac, Solohery Razafindrakoto, a tenu un discours clair et ferme. «Il faut laisser la HCJ faire son travail, sans quoi nous ne pourrons jamais connaître l’issue de ces dossiers», a-t-il annoncé, faisant référence aux «grands dossiers» de hautes personnalités.
«Le Pac n’est pas habilité à traiter ces affaires et encore moins à contourner les lois. Il ne reste que d’appliquer les textes à travers une résolution de mise en accusation auprès des parlementaires», a-t-il poursuivi. Quatre dossiers de mise en accusation des an­ciens dirigeants seront prochainement présentés à l’As­semblée nationale pour validation, avant d’être jugés devant la HCJ. Encore une fois, la question se pose : les députés donneront-ils leur aval, pour que la HCJ ne chôme pas ?

D’autres obstacles
D’autres obstacles freinent aussi l’atteinte de l’objectif du Pac, entre autres, le retard pris dans la mise en place de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites et des Pac dans les provinces, l’insuffisance des crédits alloués au Pac ou encore, les administrations concernées n’exécutent pas les autorisations de poursuite. «L’empiè­te­ment de compétence entre le Pac et les juridictions classiques, entraîne impunités et inégalités dans l’application des lois», a également fait savoir la coordonnatrice du Pac, Harimahefa Ratiaraisoa.

L’objectif n’est pas compromis
Malgré les embûches, l’objectif fixé par le Pac dans la lutte contre la corruption, n’est pas compromis. En deux ans, 46% des affaires de corruption on été jugées si 50% étaient prévues. Les décisions pénales quant à elles, ont atteint 100%.
Durant les 9 sessions de la Cour criminelle ordinaire (CCO) du Pac, 81 dossiers ont été enrôlés et 81 arrêts rendus, à l’issue desquels 189 personnes ont été acquittées et 175 autres condamnées. Au niveau de la Chambre correctionnelle du second degré, 145 dossiers ont été enrôlés en 2019, contre 49 en 2018. Au niveau de la Chambre d’accusation, 141 affaires ont été inscrites au rôle en 2019, contre 94 seulement en 2018. Une amélioration à maintenir pour «rendre le système judiciaire anti-corruption efficace et efficient», a indiqué hier aux 67Ha la coordonnatrice du Pac.

Tahina Navalona

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