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Stabilité constitutionnelle

Stabilité constitutionnelle

On qualifie les Etats-Unis d’Amérique d’être le pays le plus démocratique au monde. Une assertion d’autant plus plausible, quand on sait que leur Constitution date maintenant de plus de 200 ans, sans qu’aucun des présidents qui se sont succédé depuis n’ait songé, sauf erreur d’appréciation, à une quelconque modification. Les élections s’y déroulent généralement entre deux camps à savoir, ceux des démocrates et des républicains. Preuve, en tout cas, d’une réelle stabilité constitutionnelle.

Jamais, de mémoire d’homme, on n’a entendu parler de contestation des résultats d’une quelconque élection dans ce grand pays. Sauf peut-être en ce début du 21ème siècle, où un événement assimilable à ce qui se passe régulièrement dans des «petits pays», est en train de se dérouler aux Etats-Unis. Il s’agit du fait que Donald Trump renie la voix des urnes à l’issue des résultats officieux de la récente élection présidentielle américaine où il est battu de peu par son rival Joe Biden.

Donald Trump, d’aucuns ne l’ignorent, se démène actuellement pour prouver des «irrégularités» qu’il aurait constatées quelque part mais qui, après moult vérifications, se sont avérées sans fondement. Qu’à cela ne tienne, l’intéressé croit dur comme fer qu’on lui a volé «sa» réélection, et il continue, contre vents et marées, à ne pas reconnaître sa défaite. Et le voilà en train d’imiter le comportement de certains candidats (africains, entre autres) qui ne digèrent pas leur éviction et dénoncent des irrégularités par-ci par-là, sans être réellement convaincants.

En fait, on ne saurait généralement reprocher quoi que ce soit à ces perdants, dans la mesure où leur concurrent direct, un candidat à sa propre succession et donc «l’homme à battre», dispose déjà de divers atouts dont une Constitution «sur mesure», des organes électoraux composés en totalité de ses partisans (ce qui est loin d’être le cas aux USA). Rien d’étonnant en tout cas à ce qu’il y ait réélection, avec plus de 80% des suffrages exprimés pour certains. Et c’est peut-être cela dont Donald Trump en raffole mais, malheureusement pour lui, la stabilité constitutionnelle de son pays l’empêche d’y penser, ne serait-ce qu’une seconde.

Elia R.

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